‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 191 sur 233 · LIVRE Vlil. Itt · texte numérisé non relu

LIVRE Vlil. Itt

a qa'ttUi saulôvement général renversera mos « canqttéUaencôrQ mal afferiiiie&« Ceax que nous « n'avona point subjugués entraiaeront les aua très, n faut donc perdre tout le fruit de nos « travaux^ ou les eontinuer. Courage^ eompa- « gnons! affermisse^vous dans la carrière des «braves; elle est pénible^ mais honorable! «( Cette vie du courage a ses charmes; la mort ce même n'en est point exempte quand elle con-^ « sacre le guerrier à l'immortalité. Notre père « et notre guide ^ Hercule j serait-il monté au « faite de la gloire > au rang des dieux ^ s'il s'éa tait lâchement renfermé dans les murs de Co* ce rinthe, d'Ârgos et de Thèbes^ ou dans les « bornes du PélopoQèse ? Dionysus^ plus célèbre flc encore, n'a4-il tenté que des entreprises or* « dinaires? Et nous^ qui avons passé Nysa^ bâtie a par Dionysus^ nous, maîtres d'Aorne^ quibrava « les efforts d'Hercule^ nous hésiterions à faire a un pjtôdeplus! Aurions-nous laissé ces ^ands « monuments de nos travaux en nous vouant à K l'obscurité et au repos dans la Macédoine^ ou <K si nos efforts s'étaient bornés à triompher des « Thraces^ des Illyriens, des Triballiens et de « quelques-uns de nos ennemis dans la Grèce ?

tM VIE D'ALEXANDRE LE GRAND.

c Que si je ne partageais pas le premier vos « fa(ig«e» et Toa éangers ^ vôtre déeofrragenent « aurait un motif. Yoa§ pooiriei? vo«s plaifidre « é'un partage inégal qni placerait d^OB câté les « peines et de l'antre les avantages. Mais^ périls « et travanx^ tout est commun entre nons^ et « le prix est au bout de la carrière. Ce pay^f il « est à TOUS. Ces trésors ! ils sont à vous. L'Asie ce soumise^ je saurai remplir vos espérances^ a on plutôt les surpasser. Alon je congédierai , « je reconduirai moi-^néme ceux qui voudraient <c revoir leurs foyefs; alors je comblerai ceux «c qui resteront des présents auxquels les auc très portercMit envie. »

Ce discours est suivi d*un profond silence, l'assemblée n'osant combattre et ne voulant point accuetttir Favis d^ Alexandre. Et hti : m Qu'il parle, celui qui n'approuve point ce (fes- « sein ! » Nouveau silence.

Enfin Coenus' : « O prince f vous Tarver dédft- « ré , vous ne eontraindrez point des M acédo- #c niens. Vous voulez les amener à votre arw ou <c vous ranger au leur; daignez m' entendre, or non pas au nom de vos ehefe, qui, comblés par « vous d'honneurs et de bienfaits , doivent éftre

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