‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 206 sur 233 · LIVRE Vlll · texte numérisé non relu

LIVRE Vlll

d'uu cortège d'hétaires et de musicieus dout il écoutait les coooerts^ nonchalammeot penché^ tandis que ses soldats^ le front couronné^ le suivaient en folâtrant^ et que les habitants accouraient en lui apportant tout ce qui pouvait fournir à sa table et à ses débauches. Ils ajoutent que c'était à l'exemple du triomphe de Bacchus, qui traversa dans cet appareil une grande partie de TAsie après la conquête des Indes. Cette pompe ^ reproduite depuis^ est devenue celle de tous les triomphateurs. Mais Ptolémée^ Aristobule et tous les auteurs dignes de foi n'en ont point parlé. On lit seulement dans Àristobule qu'arrivé dans la Carmanie Alexandre sacrifia aux dieux pour les remercier de lui avoir accordé la victoire dans les Indes et sauvé sou armée dans la Gédrosie^ et fit célébrer les jeux du Gymnase et delaLyre. Il inscrit Peucestas parmi les gardes de sa personne^ qui n'étaient qu'au nombre de sept, savoir : Léonnatus, Éphestion, Lysimaque, Aristonus, tous quatre Pelléens; Perdiccas, de rOrestide; Ptolémée et Python, Éordéens. Pcucestds, qui l'avait couvert de son bouclier chez les Malliens, fut le huitième. Alexandre avait résolu de le nommer satrape de la Perse; mais

il voulait d'abord lui donner ce premier et honorable témoignage de sa reconnaissance. »

Arrivé dans la partie fertile de la Carmanie persane avec les débris de son armée ^ Alexandre y fut rencontré par les renforts que Cléandre et Pi talus ^ deux de ses lieutenants cachés en Perse, lui amenaient pour combler les vides de ses phalanges. Il les fit destituer^ juger etpunir^ avec un autre de seslieu tenants, nommé Âpolophane, qui ne lui avait pas envoyé assez vite et assez abondamment les vivres dont il devait pourvoir sa route.

Sa première pensée , après avoir remercié les dieux, fut de yenger la Perse, outragée en son absence par les concussions et les violences de ses généraux macédoniens. Après une enquête sur leur administration, il en livra plusieurs à la justice de Tarméeet à la vengeance des Perses. Cette impartialité vigoureuse de gouvernement lui attacha la Perse ébranlée plus que le bruit de ses victoires dans l'Inde, L'espèce de pompe avec la-

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