‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 209 sur 233 · LIVRE VJll · texte numérisé non relu

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le langage de la raison : ce sont des Diogènes vertueux, et non des Diogènes cyniques. Ils parlent librement à Alexandre du néant de toute gloire qui n'a pas Tamour des hommes pour mobile et Tadoration du souverain Créateur pour but.

(( De la terre, lui disent-ils, tu ne posséderas à <c la fin de tes conquêtes que la pincée de pous- « sière nécessaire pour recouvrir tes os. »

Alexandre ne s'offensait point de leur audace, et il paraissait goûter leurs maximes comme il avait dans son enfance goûté celles d'Âristote; mais la gloire au moins lui paraissait la plus digne lutte de Thomme contre le néant, et il s'affligeait quelquefois avec ses amis de ce que la terre était trop petitejpour son ambition de renommée. Il aurait voulu conquérir les astresqui brillaient sur sa tète dans le beau ciel de Perse, pour que son nom eût des échos sans nombre et sans fin dans le firmament.

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