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« des PhocéeDs voos ouvrit une route large et face cile au sein de la Grèce.^ où vous ne pénétriez « que difficilement. La politique des Athéniens c 'et des Thébains, qui vous dressaient des em* « bûches , fut tellement humiliée que ces deux « peuples^ dont Tun exigeait de vous un tribut a et dont l'autre vous commandait , ont recher- « ché depuis votre alliance et votre protection. « Entré dans le Péloponèse , Philippe y rétact blit Téquilibre. Nommé généralissime de la a Grèce dans l'expédition contre les Perses^ Téct clat de ce titre rejaillit moins sur sa personne « que sur la nation macédonienne. Tels sont ^ à ce votre égard, les bienfaits de mon père, consia dérablessansdoute^mais inférieurs aux miens, ce  la mort de Philippe' le trésor royal, rencc fermant à peine quelques vases d'pr et soixante ce talents, était grevé d'une dette de cinq cents; a j'en empruntai presque le double, et, vous ti- « rant de la Macédoine, qui pouvait à peine sufcc fire à votre subsistance, je vous ai ouvert « l'Hellespont à la ^ue des ennemis maîtres de ce la mer. Les généraux de Darius vaincus au ce Granique, la domination macédonienne s'est « étendue sur tente l'Ionie, TÉolie^ les deux
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« Phrygias et la Lydie. Un siège vous a readu«
a maitres de MUet. Cette fouie de peuples qui
« se sont alors soumis voloutairemeot sont
<c vos tributaires. Aiasi TÉgypte et Cyrène^ b
ce Ckelo-Syrie^ la Palesliae , la Mésopotamie sont
<t vos domaines; Babyloae, Baotres^ Suae sont
ce à vous; Topulenee des Hydioas^ le trésor
(c des Perses^ les ridiesses de Tlude^ rOcéaa
a même , tout vous appartient; voos êtes les sa-
ft trapes^ les chefs^ les premiers. Qu'ai-je garde
ce pour moi de toutes ces conquêtes? Le sceptre^
« le diadème. Je n'ai rien en propre. Quels
ce sont mes trésors? Ceux que vous possèdes^
ce ceux que je vous réserve. Je ne me distingue
ce point par des dépenses personnelles : votre
ce nourriture est la mienne; je dors sous la
fc tente comme vous; la table de quelques of-
ce liciers est même plus splendide que celle de
« leur prince; et^ tandis que vous reposez trao-
« quillement^ vous savez que je veille pour vous,
ce Serait-ce le fruit de vos travaux, de vos périls,
ce et non des miens? Qui peut se vanter ici d en
a avoir plus affronté pour moi que moi pour
ce lui? Montrez vos blessures, je montrerai les
ce miennes; mon corps est couvert d'une foule
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a de cicalriices honorables: glaives^ pieux >^ « flèchea^ pierres, javelots^ machines*^ nulle « arme dofit je û'aie reçu l'atteinte. Après tt avoir tout affironté pour vous combler de c( gloire et de richesses^ ne vous ménai-je pas a triomphants partout, à travers les plaines^ « les montagnes, les fleuves^ les terres et les ce mers? Les noces de plusieurs d'entre vous « ont accompagné les miennes^ et leurs en^- « fants seront alliés de mes enfants. Les dettes <K que chacun de vous avait contractées, je les ai <K acquittées sansaucune information^ après que « vous avieE reçu une solde et un butin considé^ « râbles. Quelques-uns ont été honorés de cou'- <t lionnes d'or, monument de leur courage et de ICC la générosité qui sait le reconnaître. Si plu^ « sieurs ont péri dans les combats, car aucun « sous mes ordres n'a pris la fuite > je leur « ai fait ériger sur la place un tombeau remar>ce quable et dans leur patrie des statues d'ai^ « rain ; j'ai accordé à leurs familles des distinct <c tions et une exemption d'Impôts. Je vou- <K lais renvoyer dans leurs foyers tous ceux qui «i BOAt hors d'état de serviœ ^ mais comblés de Q[ taut d'honneur et de richesses que leurs con«
c citoyens auraient porté envie à lear félicité.
« Vous demandez tous à partir : partez I Allés
« annoncer que votre roi, qu'Alexandre, après
c avoir soumis les Perses, les Mèdes, les Bao
« triens, les Saques, lesUxiens, les Arachotes,
<c les Arangues; lui qui assujettit les Parthes^
« les Chorasmiens, les Hyrcaniens juquà la
« mer ; lui qui franchit le Caucase , les pyles
« Caspiennes, l'Oxus, leTanaïs, Tlndus, que le
« seul Dionysus avoit traversé, THydaspe , l'A-
« césinès, l'Hydraotès; et qui aurait passe THy-
<c phalys même si vous n'aviez refusé de le soi-
« vre; lui qui s'avança dans la grande mer par
« les deux embouchures de l'Indus , qui s'en-
« fonça dans les déserts de la Gédrosie , d'où
« personne n'était encore sorti avec son armée;
« lui qui , après avoir soumis dans sa route la
« Carmanie et le pays des Aritiens, fit remonter
<c sa flotte depuis l'Indus jusqu'au centre de la
« Perse; qu'Alexandre enfin , abandonné par
oc vous , s'est remis à la foi des barbares qu'il
<c avait vaincus. Annoncez -le k vos concitoyens!
« Quelle gloire pour vous auprès des hommes!
« quel mérite auprès des dieux ! Partez! »
A ces mots il s'élance hors de son siéfj/^, se