LIVRE IX. m
^o^eê sonnettes pour avertir de l'apppoche du dbdr. A chaque angle de te voûte il y avait une Victoire d'or portant un trophée. Le péristyle qui précédait cette voûte était d'or avec des chapiteaux ioniques^ et au dedans on voyait un réseau d'or, de l'épaisseur d'un doigt^ et quatre tableaux parallèles chargés de figures de la hauteur des murs.
cr Dans le premier tableau il y avait un char très-bien travaillé^ surlequel était monté Alexan^ dre^ tenant un sceptre resplendissant. Autour de Itii étaient une garde de Macédoniens avec leurs armes et une autre de Perses; les premiers avaient le pa&. Le second tableau représentait des éléphants équipés en guerre, portant sur le devant leurs indiens, et sur le derrière des Macédoniens avec leurs armures ordinaires. Le troisième offrait des troupes de cavalerie qui imitaient les évolutions d'un combat ; et le quatrième, des vaîsseauxen ordre de bataille. Al'entréede la voûte il y avait des lions d'or regardant les personnes qui entraient. Entre chaque couple de colonnes on avait placé une acanthe d'or qui serpentait insensiblement jusqu'aux chapiteaux. Au-dessus de la voûte et du milieu du toit s'é-
tendait un tapie de Phénieiei exposé à Tair, rarmonté d'une couronne en forme, de feuille dV livier. Cette couronne était très^ande^ et^ quan4 elle était frappée des rayons du soleil^ elle, ppo^ duisait un éclat vif et tremblotant, en sorte que de loin on croyait en voir partir des éclairs.
€ Le train sur lequel cet édifice était posé avait deux essieux et quatre roues persiques; les moyeux et lés raies étaient dorés, et la partie qui portait à terre était de fer. L'extrémité des essieux était d'or et représentait une tète de lion portant entre ses dents une sybène; de plus, tout le char était suspendu avec un artifice si merveilleux que, tenant tout entier à un seul point comme à son centre d'équilibre^ il n'y avait point d'inégalité de terrain qui pût lui faire perdre le niveau. Il y avait quatre timons, à chacun desquelsétaient attachés quatre jougs!' un derrière l'autre, et à chaque joug jetaient attelés quatre mulets. On avait choisi les plus forts et les plus grands ; chacun d'eux avait sur la tète une couronne dorée, à gauche et à droite de la mâchoire une sonnette d'or, et au cou un collier chargé de différentes pierres précieuses. 9
La construction de ce char funèbre dura deux