LIVRE I. sa
terreur^ non de conquête. Il dressa un autel k Hercule^ dieu de la force, sur le promontoire du Danube^ et revint sans dépouilles, mais non sans accroissement de renommée^ en Macédoine.
Quelques expéditions courtes et décisives contre les Illyriens , les Triballes et autres peuplades des montagnes qui bordent la Macédoine àroccident^ signalèrent son retour à Pella^ sa capitale. La Grèce^ encore mal soudée à sa cause ^ crut^ sur la fausse nouvelle de sa mort^ pouvoir secouer son frein. Thèbes osa lui déclarer une nouirelle guerre; il y marcha avec les seuls Macédoniens de son armée. Sis jours d'une invasibm foudroyante à travers les montagnes ramenèrent du inont Pélion sous les inurs fortifiés de Thèbes. La Béotie tout entière souten ait les Thébains. Les bannis de toute là Grèce ^ ennemis de Philippe^ s'étaient renfermés dan? la ville "et appelaient du haut de ses murs le Péloponèse à la guerre sacrée.
Après deux assauts infructueux^ Alexandre 'se
vit un moment comme assiégé lui-même dans 80n camp retranché; mais^ les Thébains ayant
osé le défier dans la plaine^ la solidité mobile de la phalange macédonienne rompit leurs rangs. Ils prirent la fuite vers la ville; la phalange s'y précipita sur leurs traces. Un affreux
carnage vengea les revers et l'orgueil des Macédoniens. Les Grecs du parti d'Alexandre s'unirent à ses soldats pour massacrer tons les illustres bannis qui avaient fomenté cette agression téméraire. Ce massacre plus civil que militaire, selon Ârrien , ne ternit pas cependant le caractère du vainqueur. Tous les écrivains du temps s'accordent à l'attribuer aux Phocéens^ aux Tbespiens^ aux Grecsd'Orchomènes^ ennemis implacables des Thébains. Alexandre refusa même d'accepter sa part des dépouilles souillées du sang des vaincus. U sépara politiquement les instigateurs de la guerre de ceux qui en avaient subi les désastres. U ne fit vendre pour esdaves ' parmi les prisonniers que ceux dont les mauvais Conseils avaient entraîné Thèbes et la Béotie fdans cette révolte. Il ordonna d'épar^iier les temples et les monuments. Les murailles seules ' de la ville furent rasées eous ses yeux aux sons