LIVRE II
rdsp, qa'un général ou satrape persan^ nommé Batchalnasse, conquit la Judée et emmena en captivité les Juifs, gouvernés par un fils de David. Ce nom, qui. signifie en persan fortune de In
victoire y fut converti par les Juifs en cdui de Nabuchodonosor.
Le second fils de Lofarasp, le célèbre Guhstasp, second Boustem par le merveilleux de ses aven* tures, succéda à la puissance presque universelle de son père. Ce fut sous son règne et par sa piété envers son maître Zoroastre que la Perse réforma ou plutôt vicia d'idolâtrie la religion plus pure qu'elle avait, dans l'origine des temps, empruntée des brahmanes de Tlnde et des philosophes primitifs de la Chine.
ZorDasfare est une sorte de Moïse persan. Son histoire vraie oe peut être recomposée, en la dé* gageant des fables, qu'à l'aide des traditions orientales des mages, ses disciples , des monuments sculptés de Persépolis et des épopées historiques de Ferdousi .
7t VIE D'ALEXANDRE LE GRAND.
II était de race royale ; il descendait du sage et pieux Feridoun. Il sort sans douleur du sein de sa mère; une lumière céleste émane de son corps et éclaire la chambre où il vient de naître. Des miracles sans nombre signalent la protection divine sur ce prophète pendant son enfance. Il médite jusqu'à trente ans sa doctrine. À cet âge il commence^ suivi de sa famille^ son apostolat. Un fleuve se présente sans pont et sans bateau pour qu'on le traverse : les flots portent Zoroastre et ses disciples. Il pleure par pressentiment des contradictions que les mensonges régnants préparaient à sa vie et à ses doctrines. Il a son agonie des Oliviers^ comme le Christ; comme Moïse il s'entretient face à face avec le bon principe sur une montagne. Il en redescend son livre dans la main . Il revient au palais de Gustbasp : on lui en interdit T accès; il y entre par le toit. Il y lit les premiers chapitres de son livre; la profondeur des connaissances de cet Aristote de la Perse et la sublimité de ses dogmes ébranlent le roi et ses conseillers.