‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 31 sur 233 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

Gusthasp^ converti aussi par des prodiges^ adopte la noavelle foi^ et prête au sage la force de la puissance civile ; les brahmes eux-mêmes renoncent à leur idolâtrie symbolique.

Zoroastre et le roi subjuguent^ comme Mahomet^ les princes voisins à la loi nouvelle par le glaive. L'empire et la capitale se soulèvent derrière eux pendant leur campagne sainte. Zoroastre disparait sur une montagne^ soit qu'il tombe martyr dans le combat^ soHqu^il se retire dans la solitude pour mourir inconnu et pour laisser des doutes sur son immortalité. Ses écrits^ sous le nom deZends, se répandent en Asie. Leur interprétation divise le magisme ou religion de Zo« roastre en soixante dix sectes ; un cont^ile de mages et de brahmes les réconcilie soùs Âr taxerces, un des premiers successeurs de Gusthasp. La réputation^ non de sa divinité^ mais de sa sagesse inspirée, luisurvitdepuis vingt-cinq siècles. PersépoHs devient la capitale religieuse, la Rome de la Perse.

Le fond de cette doctrine de Zoroastre est le sidérisme ou le culte de Dieu dans son plus magnifique ouvrage^ le ciel et le feu céleste. On ne peut s^empécher de reconnaître soit une trace de

la Chioe daos Zoroastre, soit une trace de Zoroastre dans la Chine^ par le cul te chinois du Tien ou du ciel. Les deux cultes comme les deux races se touchaient sous Gusthasp etsousses successeurs.

L'adoration des deux divinités égales^ le bon et le mauvais principe^ précédait en Perse Zoroastre. Il détruit cette égalité sacrilège^ et cous* tate la supériorité d'Orpnuzd, le bien, sur Âhriman, lemal. Mais au-<lessusde ces deux principes, simples phénomènes pour lui> il divinise un seul principe supérieur à ces dieux secondaires dans un dieu unique et parfait, dernière expressidn de la sagesse humaine et de la piété de la terre. Le feu n'est pour lui que le symbole de l'hommage et la victime du sacrifice.

La législation qu'il fît découler de ce dogme consiste dans le travail de la terre bénie par le feu des astres, dans l'ordre maintenu par l'hérédité desprofessionsetparU hiérarchie des castes, dans la morale puisée, comme partout, dans le livre non écrit de la conscience, dans une politique de justice, de bienfaisance et de paix. Les mœurs seules, comme dans tout l'Orient, restèrent fort au-dessous des pures aspirations du prophète.

Te] est littéralement la doctrine de Zoroas-

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