‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 33 sur 233 · LIVRE H · texte numérisé non relu

LIVRE H

grecs les choses et les noms changent ici de signification et d'aspect Leur version parait plus conforme à la vérité. On peut supposer que^ par flatterie ou par crainte^ les Persans aient altéré la généalogie de Darab H ou du Darius d' Alexan^ dre. Écoutons les Grecs et les Hébreux, plus indépendants et par conséquent plus dignes de foi. Selon ces écrivains, mais à travers l'altération des noms eX la confusion des dates, on recompose vers cette époque un Ârtaxercès^ conquérant de laBabylonie^ de l'Assyrie^ de toute l'Asie Mineure^ jusqu'au littoralgrec de TArchipel et jusqu'à une partie de la Grèce continentale elle-même; un Ochus^ dixième roi après Cyrus ; un Darius P'; Xercès, filsdece Darius; un Cambyse, en qui s'éteint la maison royale de Cyrus ; puis enfin un Darius II, fils d'Hystaspe.

Ce Darius 11^ qui est évidemment le Darab Q des annales nationale de Perse, s'appelait aussi chezles Grecs Darius de Codoman. Il était prince du sang royal, mais issu d'une branche éloignée du trône, guerrier illustre, politique consommé, homme vertueux, attaché de cœur et de foi à la religion antique des brahmes.

Ce culte avait été répudié par Gusthasp et par

ses descendaats pour la doctrine de Zoroastre et pour le culte des mages. Uoe partie du peuple était restée fanaiiquemeut attachée aux vieux dogmes; il y avait là un élément de popularité que les partisans d'une dynastie orthodoxe exploitèrent avec habileté en faveur de Darius. I*' ou Darab. Ce héros^ qui était leur candidat^ et non pas leur complice^ fut porté au trène par ce parti. Une conspiration de sept des principaux satrapes ou gouverneurs des provinces se noua dans la capitale contre le faible successeur légitime de Gusthasp (de Xercès en grec).

Un eunuque^ nommée selon lesGrecs^ Bagoas, paraît avoir joué dans cette conspiration le rôle ambitieux et souvent perfide que les eunuques, premiers ministres ordinaires de la cour de Perse jouaient habituellement dans les affaires d'État; Ceiui*ci, comptant sur la servilité ou sur la reconnaissauce dn prince couronné par lui, avait appelé Darab H ou Darius II au trône. Les mages du parti de Zoroastre et les descendants de Gusthasp avaient été massacrés dans tout Tempire comme des impies propagateurs d'un nouveau culte. Darab II ou Darius avait saisi innocemment lesceptre d'une main ferme et douce pour

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