‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 56 sur 233 · LIVRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE IL

dans les taxes* « Je n'aime pas, dit-il| les jardi- « niers qui coupent jusqu'aux racines^ au lieu « de récolter seulement les feuilles. »

Abandonnant ici le littoral de la mer^ où il n'avait rien à combattre , il se replia un peu sur sa gauche vers les riches vallées de Sardes et de Lhermus. Sardes lui fut livré par son propre satrape Mithrènes. La forteresse qui défendait Vaccès de Fopulente Lydie, au flanc d'une vallée profonde^ se rendit à son lieutenant Amynthas. Il construisit à la place un temple à Jupiter Olympien^ dont nous avons visité nous-méme les ruines^ sur le plateau de roches^ aplani à main d'hommes^ qui domine la Lydie maintenant déserte.

I^ satrape Mythrènes^ pour encourager les défections des autres Persans, conserva le gou-* vernement de ce royaume et y ajouta plus tard le gouvernement de l'Arménie. Mythrènes lui fournit la preuve^ écrite dans les comptes des subsides de Darius ^ déposés dans la citadelle de Sardes^ de la corruption de Démosthènes, vendu aux Perses. Alexandre^ par égard pour les AthénienSj qu'il ne voulait pas faire rougir de leur faveur pour cet orateur^ ne parla pas de cette découverte dans ses lettres.

Parménion, par fes ordres d'Alexandre, remonta de Lydie à Magnésie; lai-méme redescendit de la vallée de Lydie jusqu'à Smyrne, et rebAtit cette cité détruite au fond de son golfe. Campé au pied du mont Pagusy il s'y délassa quelques jours de ses fatigues dans les plaisirs de la chasse. Toutes les villes qui bordent des deux côtés ce golfe jusqu^aux deux caps, en face de nie de Chio, l'accueillirent comme un libérateur de la race.

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