‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 62 sur 233 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

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Tous les pays compris entre le Bosphore de Thrace^ laPropontide^ le montTaurus et la m& de Chypre^ étaient soumis en ose seule oampa* gne. L'kher^ rude i suppCMrter pour des Grecs dans ces gorges et sur ces scmimétade la Cappa^ doce et du Pont^ commandait à un général éeo*^ nome de la vie et de Tamour de ses soldats uft repos de quelques moispour retremper les corps et les âmes. De plus, la passion du pays et la vâ^ ni téde raconter tant d'exploits pressaient les Mar

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cédoniens et les Grecs de revoir leurs foyers avant de reprendre une nouvelle course plus lointaine encore eu Asie. La gloire n'est une récompense qu'à la condition d'en jouir avec ses proches et ses compatriotes. La vanité martiale est un des éléments de l'héroïsme : Alexandre le savait par lui-même; il compatissait à cette glorieuse faiblesse dans ses soldats.

Enfin la Macédoine , source principale de son recrutement , était dépeuplée par les longues guerres de Philippe: un pays s'illustre ens'épuisant; mais^ pour obvier à cette dépopulation de la Macédoine , un grand nombre de généraux , d'officiers et de soldats d'Alexandre, s'étaient mariés, quoique très-jeunes, pendant l'hiver çui avait précédé l'expédition d'Asie. Séparés de leurs jeunes épouses, dans toute l'ardeur de leur passion conjugale, ils brûlaient du désir de revoir^ ne fût-ce qu'un moment^ leurs chers foyers. Alexandre^ qui ne partageait pas encore cette légitime faiblesse, la comprenait et la respectait dans ses compagnons. Comme roi de Macédoine il devait veiller à réparer les brèches que Philippe et lui-même avaient faites a la population de leur royaume; comme général^

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