‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 64 sur 233 · LIVRE m · texte numérisé non relu

LIVRE m

^lial daos Alexandre. Non-seulemeat il atait vivre le eam^ice présumé dea aasaé^iia de son père^ mais il avait espéré Tencbainer à force de faveurs dans sa cour et de (j^ades dans son armée. 11 \m avait donné d'abord le Qomman^ dément des loupes de laTbrace^ puis lecommandetnent de la cavalerie tkessalienne^ pnis^nfin le commandement des hétaïre^ grecs d'élite, enrèlés comme auxiliaires dam l'armée d'4sie. Le fils d'Érope les commandait encore en second an moment où Parménion reçut ce corps sous son commandement général, enses^rant du roi pour envahir les vallées intérieures du Tau« ras. Cette humiliation s'aigrit jusqu'au crime dans le oœor du fils d'Érope.

Il parait que, pendant le séjour d'hiver d'Alexandre à Perdues, sur le littoral d'Asie, uncertain Amynthas, transfuge macédonien à l'armée des Perses', fot chargé de pressentir Darius, de k part du perfide Grec, sur la résolotion de tuer le fils de Philippe et de délivrer à la fois la Perse d'un si dangereux ennemi, la Grèce d'un si im* périeux protecteur. On demandait, en retour d'un tel service, l'investiture du trône de Macédoine pour le général des hétaïres. Les 0unu*

ibi VIE D'ALEX^NDaS LE GRAND.

quêB minîstros de Darius pteMwsA^ dit-on, TareUle «t la inaw à oe crime* 11$ e&voyèreut at eamp de Parménioa un affidé piersan^ nommé Afliainèâ^ S9«s prétexte de coolérer avec l^^satoaf^e de.Pkrygie^ maia ^fi réalité pour escnter le fik d^Érojpe à raeoomplissieiiieût du Bieurtre d'Alexandre^

Parménioa dé^uvrit le vmtabie objet de la mission du Persan ; il^Oi obtint J'^y^ii de sa nagodation^ et l'envoya à Alexandre pour que M prii^ce éclairât lui-Bièjoie ce mystère de (éfty^refi et se veiBgeàt lui-même ai le crime paraissait dé* montré. LePersaa^ arrivé à Pergues, avoua tout à Alexandre. Ce prince avmt déji des soupçons; son cœur magnanime les avait écartés jusque là. Des lettres de sa mère Olympias lui disaient de se défier d'un complot dont un de sas ^géuéraux^ qu'on ne nommait pas^ était le oomplioer* Ces letti^ avaient été négligée^. Un prodige assa naturel daua «es villes d'Asie, où les feaétifes ou* vertes laissent lea hiroodellos familières nicher sous Ses'plitfondis des maisoas ,M plus, selenArrîen^ qins JqS atertiasamaats d'OlympUfi.

c Alesaodre^ dit cet historien^ dormait^ après le Imer du soleil; sur sa coacke, Uoe.liirondalle

voltigeaf axitoBif éè m tète en fpeiioaiiliiint dye{y un bruit iouâîté. Elle s'était sdlmttue À plusieurs re^ prises çà et là sur sa coucha, en redoublaat aon babil importun. Alexandre^ aecaUé ée fatigue >^ Be s'éveillait point; cc^^andant^ iucommodé par ses crie^ il étendit la main pour Fé^rter ; maia^ loin de s'envoler^ ellevintse pdrcber sur sa téte^ et ne eessa de ebanter que loi^^u'il fut eptii^ment éveillé* Frappé de cepriodige, il consulta le doTin Arîat&ndre de Telmisse^ qui répondit que ^ns doute un ami d'Alexandre lui dre^* sait'de» embâcfaeiï, mais qu'elles secaient dé* couvertes; q«e ràirondelie était la compagne^ l'amie de l'homme, et le plus babillard deaot^ seaux.

• Alexandre rapprocha alors ce discours du dévia de celui du Persan ^fl emeie aue^ilètAiSK photère, un de ses confidents^: vers ParnSénion> avec quelques Ikabitants de Perpies pour le con-^ duire. Dégnieé sous le Yéfaunent dés indigènee^i Amphotère se rend enjseœet près de Parménioui e&pose de Hve voix sa commission ; par on n'a*' vait pas cru que la prudenoe permit de la confier par écrit. Le général des hé ta ires est arrêté et jeté en prison. «

Alexandre^ à qui on remit le fik d'Érope, ne précipita pas, sa veDgeanoe. Soit doute sur la réalité du «rime^ soit souvenir d'une ancienne .amitié, sentiment qui fut toujours si puissant sur son àrae, soit respect pour Topinion desi^recs de son armée et des Grecs du Péloponèse, sur lesquels le fils d'Érope exerçait un grand ascen* dant, par son noqi, par sa maison, par son cou* rage dans les combats, Alexandre se contenta de le tenir enfermé à la suite de l'armée , jusqu'à ce qu'une lumière plus complète fût faite par le temps sur son crime. Le fils d'Érope ne subit son supplice qu'après trois ans de captivité et d'enquêtes. L'élève d'Aristote se montra , dans cette circonstance, supérieur à ces impatiences de sûreté personnelle, à ces satisfactions de ven-

geance qui constituent le tyran. L'histoire, qui aura plus tard à lui reprocher des accès de co* 1ère , ne lui reprochera du moins aucune pré* méditation dans le meurtre; il frappa deux fois, provoqué dans l'ivresse par l'ivresse, il pardonna toujours et il n'assassina jamais : égal en clémence à César^ supérieur en innocence à Napoléon.

Dans les motifs presque surhumains qui lui

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