‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 66 sur 233 · LIVRE m. U · texte numérisé non relu

LIVRE m. U

Philippe^ le prétendu héroïsme est aussi vain avant qu'après. Alexandre aurait été aussi fou de soupçonner Philippe que Philippe aurait été fou d'empoisonner son héros et son pupille. L'histoire^ sous peine de tomber dans la puéri^^ lité et dans la déclamation , doit réserver son admiration pour la vertu et non pour l'apparence. La critique n'ôte rien à la vertu; seule^ ment elle enseigne à la discerner^ et par là même elle lui donne plus de prix en lui donnant plus de vérité.

Après sa jonction au cœur de la Phrygie montagneuse avec Parménion^ Alexandre s'avança par plusieurs colonnes dans la haute Cilicie^ province qui confine avec la Syrie par deux défilés dont l'un s'appelait et s'appelle encore les Portes de fer. La capitale de la Cilicie maritime était Tharse^ ville somptueuse et opulente, fameuse par le règne et par le bûcher de Sardanapale. On y admirait encore en ce tempslà son tombeau. Le satrape perse Arsame aban-

ÉM VIE d'alexandhb le grand.

donna ^^ettectpiiile «t tovie la dilicie mâiiiiWB à rapfMche d'Alemidre. La feuad cMPfuéraAi aarait pé être tarèké^uts sa oovne, s'ii a'evt ééé qii'va ii^Uptseux, par l'épéiaphe^'oa lisait earare «fev te ionbeau de SardâMipaJb. Cette épttaplie^ écrite en «ssynea, 4isait au; feus : « Sardanapale, rot d'Assyrie, ih d^AnncyfeL* « daras, a bâti Tkana et AnohyaieenuA jowr^ et « il est là ! Or tel, étranger^ iMuiife^ bois et « afcandkMuie-toi a« plaisir^ car toutes les au très « choses humaines n'ont aucune valeur! 9 Cette appréciation salomonienne et orientale de la vie par les sens seuls n'était pas de nature à corrompre la philosophie héroïque et stoïque d'Alexandre ; ce que le voluptueux Assyrien éva- Ivait au prix du plaisir^ l'anbitieux Maeédofiten Tëvaluait a» prix de la gloire. L'ii& et l'autre se (toiApaientl un vraiphilosoplie l'aurait évalué au prix 4e la vertu. Mais^du temps d^A^ lexandre^ la tet^ ae coufendait avec la gloire. La^leiiei'altêMiait nom loift ée Tharse; iiiais^ si Ton wut œ couvaittcre uiéne ée la vanité des etploits laili tairas les pltnniénerables^ il faut lire daus les différents historiens de TantîquitéiesafaiiaBaYfes militaires qui préeédèr ont

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