‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 68 sur 233 · LIVRE Iir · texte numérisé non relu

LIVRE Iir

il n'aurait pas fallu beaucoup de temps pour les ranger en bataille. Et d'ailleurs qui empêche qu'on ne se fasse informer^ par des avant-coureurs^ deFarrivée des ennemis^ longtemps avant qu'ils soient en présence? Sans parler des autres fautes^ il en commet ici une remarquable^ en menant l'armée de front dans une plaine , et ne la faisant pas précéder par la cavalerie, qui marche sur une même ligne avec les gens de pied.

ce Mais voici la plus forte de toutes les bévues. Lorsque, dit-il, Alexandre fut près des ennemis^ il rangea son armée sur huit de hau* teur. 11 est donc évident que la phalange , d'après Callisthène , avait nécessairement quarante stades de longueur. Que Ton serre les rangs de telle sorte qu'ils se touchent les uns les autres : il faudra toujours que le terrain qu'occupait cette même phalange eût vingt stades de longueur. Cependant il dit qu'il n'en avait que quatorze et qu'une partie était proche de la mer, l'autre sur l'aile droite ; qu'entre la bataille et les montagnes on avait laissé un espace raisonnable pour n'être pas sous le corps qui était posté au pied de la montagne. À la vérité

(pour eovmr l'armée contre œ corps ), û lu en oppose QD 'ftoire en forme de tenaille; mais anM laî«9DM-no« pour cela dix mille hommes de pied , c^est^dire plus ^'il n'en demande. 11 s'ensuit de tout eela que , selon eet lustoarien^ la phalanfpe aTait an pins oam stades de iongnenr^ et , consécpwmment , dans cet ecq^ee , on avait serrée bouclier contre bondier^ trentedeux mille kommes sur trente de hantenr. Néanmoins^ à Theure du eombat^ la phalai^ était sur huit de hauteur^ au rapport dv mèine Gallisthène. De pareilles eofitradictimis simt inexcwaUes. On ne peut ajouter fei à ce (|n'il rapporte. Après avoir rem«n|né Tinlerville qu'il y avait entre ckaqnekowme^ déterminé la giMi-' deur du terrain , comptéirnondiredes tronpes> il ne pomraît mentir sans perdre tout moyea de JQstiieation.

«c n serait trc^ long de montrw tmtes les bévues dans lesquelles il est tombé; fen relè^ verai sesilementqnelqnes-unes. B dit qu'Alexandre, en mettant son armée en bataille, la disposa de manière qu'il pût combattre avec le corps que commandait Darius, de même que Darius Tonlait se battre cMitra Alexandre, mais

Page 1