LIVRE
javelot en sortant avait leût couler sur ta côtte de mailles un léger filet de sang; mais le javelot était parti d'une main inconnoe, et la blessure était superficielle. Occupé à enfoncer l'aile droite des Persans^ la ]^mptitude de la défaite du centre ne lui avait pas permis de revenir encore luMnémeà Issug.
Quant au roi de Perse^ dépassé déjà par ses ailes et pressé par les Macédoniens^ il eemblait ne ipluB combattre q«e pour sa vie ou pour sa gloire. Son frère Oxatsès^ le voyant dans ce périls rallia une poignée de cooibattants à cheval ou finiùt de victimes volontaires^ et^ couvrant Darius de leurs corps , Oxafsès et ses compagnons se firent tuer un à un jusqu'au deraîer pour donner au roi le temps de fuir. Le roi, descendu de son éléphant blessé^ était remonté aur son char^ où il se montrait encore à ses sujets et à ses ennemis. Mais bient6t les chevaux qui traînaient le ehar^ blessés et épouvantés par les javelots et par les piques des Macédoniens^ s'étaient cabrés en soulevant le timon et ils allaient renverser le char. Darius alors, descendant du char et montant un cheval rapide qu'(Hi lui réservait pour dernière ressource, dé-
tacha rapidement de sa téta les oraements royaux qtti auraient pu le faire reconoaitreet s'enfuit à toute luride à travers les mawes fugitives de son armée.
Il échappa ainsi à la poursuite d'Alexandre , soit que ce prince ne reconnût pas le roi de Perse sous le costume d'un simple cavalier fuyant devant ses escadrons^ soit que la rapidité des chevaux persans^ fils et rivaux des coursiers d'Arabie^ dépassât de trop loin la course pesante des chevaux de guerre de Thessalie*
Quoi qu'il en soit^ Alexandre^ après avoir poursuivi les débris de Tarmée de Darius assez loin pour s'assurer qu'aucun ralliement n'était pw* sible^ renfa*a au pas dans le camp des Perses^ li* yré depuisla ba taille à tousles excès d'une armée ivre de vengeance^ de dépouilles et de lubricité. Armes ^ chariots^ éléphants^ tentes^ dépouilles, eunuques^ esclaves, f^nmes surtout, qui suivaient en grand nombre les armées des Perses, tout était tombé à la merci des soldats. A peine les généraux , lieutenants d'Alexandre , avaient-ils pu protéger contre l'outrage et la mort les tentes sacrées du roi des rois.
Arrien porte à cent dix mille hommes, c'est-