LIVRE m
sans coBsistance et sans général de Tarmée de Darira*
Damas^ viUe aussi antique que la fondation des premières sociétés d'hommes en ^ie, était le grand dépôt des rois de Perse^ quand ils portaient leurs armées au delà de TEuphrate. Enc^te par de9 murailles^ appuiyée sur une citadelle, vrûsée par sept cours d'eau dont le confluent remplissait ses fossés et arrosait ses riches campagnes^ assise d'un côté sur les contre-forts du IibaB> appelés TAnti-Liban^ qui lui * servent d'avant-poste, de l'autre au bord du grand désert de Mésopotamie qui en fait le port des caravanes, elle n'est accessible que par les larges vallées qui oc^toument le mont Liban après avoir serpenté au flanc du mont Âmanus. La guerre, l'agrieulture, le commerce, Fiildustrie, l'entrepôt des honunes^ des trésors, des marchandises, avaientaccumulé dans cette troisième capitaledes grands rois une population aussi nombreuse qu'à Babylone. Elle était la reine des villes delà Syrie.
Parménîon arriva en peu de marches en vue desesmurailles« Darius, qui se sentait poursuivi de si près ou qui peut-^tre rougissait de traverser seul et découronné une capitale qu'il ve-
naît de traverser quelques jours avant à la léte de six cent mUle hommes, avait évité Damas dans sa fuite. Il y avait ainsi laissé son trésor sous la garde de satrapes lâches on infidèles. L^un d'entre eux^ profitant à la fois de Tabsence du roi et de la crédulité de Parménion^ envoya à ce général un émissaire secret sous prétexte de concerter avec lui la remite du b^sor royal aux mains des Macédoniens; en réalité c'était pour dépouiller à la fois les Macédoniens et les Perses et pour s'enrichir lui-ménie du fihiit de sa trahison. Sorti de Damas sous Tescorte de quelques Arabes^ ce trésor de l'armée fut saisi par les coureurs de Parménion.
La description de ces dépouilles du roi des rois éblouit Timagination dans les historiens grecs. L'or seul s'élevait à une somme qui dépassait quatre ou cinq cents fois tont le numéraire de la Macédoine et delà Grèoe. Onadit avec raison dans nos temps civilisés ^ue la terre appartient au plus riche; on peut dire avec plus de raison que la terre appartient au plus pauvre. Alexandre commençait^ depuis son [nremier pas au Cranique^ à trouver en Asie la solde des conquérants de l'Asie. Parménion envoya fidèle^