LIVRE III
d'elles comme auprès de belles statues inani* mées^ sans être ému.
a Ayant été informé que deux de ses Macédoniens^ qui étaient dans les troupes de Parmenion^ avaient violé les femmes de quelques soldats étrangers qu'il avait à sa solde ^ il écrivit à Parménion d'en faire in former^ et^ s'ifse trouvait qu'ils fussent coupables, de les faire mourir sans rémission, comme bétes féroces, nées pour le fléau deshommes. Et dans cette lettre on lisait ces propres paroles : Car pour moi on ne trouvera pas que j'aie seulement vu ni voulu voir la femme de Darius ; je n'ai pas mêi^e voulu souffrir que l'on jiarlât de sa beauté devant moi.
a II disait ordinairement qu'il ne se reconnaissait mortel qu'à deux choses , au sommeil et à l'amour, comme la lassitude et la volupté étant deux effets naturels de notre faiblesse. »