LIVRE IV. 30t
rftit de vâBt^ que jamais homme avant lui n Savait poaaédé tout ce qui est entre Flser et l'Euphrate^ ni des provinces si éloignées Tune de l'autre ; qu'aprte cela^ s'il en était cru^ il tour* nerait les yeut vers la Macédoine plutôt que du côté de la Bactriane ni des Indes. »
« Ce discours déplut au roi^ qui> prenant
aussitôt la parole : c Et moi aussi y dit-il , je
préférerais l'argent à la gloire si j'étais Par*
méiii<m ; mats^ étant Alexandre^ je ne crains pas
de devenir pauvre; et, si je ne me trompe^ je
sois roi^ et non pas marchand y car je n'ai rien
à vendre , et moins ma fortune que toute autre
^ose. Mals^ si l'on juge à propos de rendre les
prisonniers^ il sera bien plus honorable et de
meilleure grâce de les donner en pur don que
d'en recevoir de l'argent. 2>
Puis, ayant fait rentrer les ambassadeurs, il leur fit un discours ou plutôt l'historien lui prête une harangue plus digne d'un rhéteur que d'un roi. Alexandre, qui ne pensait pas comme Parménion, ne déclamait pas' comme Quinte-Curce. Nous devons croire au sens, mais non aux paroles.
Quant à celles que tous les historiens attri-
buent à Parméiiioii et quant à la ré^que d'Alexandre à ee général, elles sont telleniaot daes le caractère de ees deux intârloetttews qu'on ne peut douter de leur authenticité. Parméutoii^ qui n'était pas dans le secaret du pkn d'empire persan rêvé par son jeune roi> devait s'étonuer de cette obatination a refuser dea trésors utiles à l'armée et à la Macédoine eu rançou de misé*rabtes et inutiles captives. Alexandre, qui songeait à leur emprunter le droit da leur sang au tràne de Perse et à la vénératioa des Perses, devait les refuser a Darius ou ne les échanger que contre une abdication.
Il fit à l'infortuné Statira dm funérailles d'un fils plutôt que celles d'un \«iaqueur à sa captive.
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