‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 96 sur 233 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

SiFon veut ici sorlir du drame et entrer dans la vérité de l'histoire, il faut abandonner Quinte-Curce, Plutarque, Callisthène, et se rapprocher d'Arrien, qui parait avoir écrit la batailles d'Ârbelles sur les documents plus précis de Cléobule^ témoin du combat. Les judicieuses observations de Sainte-Croix^ dans son examen critique des historiens d'Alexandre^ s'en réfèrent comme nous à Arrien, sans toutefois adopter aveuglément ses assertions sur le nombre des troupes qui composaient les deux armées.

(£ Mazée^ dit Sainte-Croix^ envoyé par Darius pour défendre le passage de TEuphrate , abandonna son poste^ et se retira en dévastant le pays, qui aurait pu fournir des vivres aux troupes macédoniennes. Quatre jours après qu'Alexandre eut passé sans résistance TEuphrate et le Tigre, ce prince découvrit un corps de cavalerie ; il se nrit à sa poursuite et fit plusieurs prisonniers, qui lui apprirent que Darius était campé dans une grande plaine, sur la rivière de Boumade , près de Gangamèle. Quatre jours de repos délassèrent de leurs fatigues les soldats macédonieus, qui se remirent en marche, et arrivèrent dans un lieu qui n'était éloigné que de soixante stades du camp des Perses. » Ces détails , que nous fournit Arrien, sont très-propres à nous démontrer Tinexactitude de ceux de Diodore.

Ce dernier historien rapporte que Mazée fut détaché pour défendre le passage du fleuve. Quel était ce fleuve? Sans doute TEuphrate, que Diodore ne nomme point. L'armée macédonienne passe ce fleuve; Alexandre la conduit le lendemain à l'ennemi et campe en sa présence. La suite de la narration de l'auteur pourrait

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