‹ Vie de Alexandre le GrandChapitre 97 sur 233 · LIVRE y · texte numérisé non relu

LIVRE y

faire eroire que les àen% avmées en \jsment aux maina deux joursaprès Le passage de TEuphrate^ que Diodore peut aToir pris pour eelui du Tigre. Ses fautes deviennent^ par eette conjecture^ moins grossières^ mais le nombre n'en est pas dimimaé.

La plupart des historiens s'accordent à faire monter Tarmée de Darius à plus d^un million d'hommes^ calcul qui n'est pas hors de vraisemblance^ car presque toutes les nations^ depuis le Pont-Euxin jusqu'aux extrémités de l'Orient^ avaient envoyé de puissants secours à Darius. On doit observer que plusieurs peuples de l'Asie avaient coutume d'emmener avec eux à la guerre leurs femmes et leurs enfants , que le luxe des Perses traînait à sa suite une foule de gens inutiles. Si l'on fait encore quelque attention è cette nuée de barbares qui envahirent de toutes parts l'empire romain à différentes époques^ et aux nombreuses hordes tartares qui se sont emparées plusieurs fois de l'Asie, on concevra que cette partie du monde a pu fournir cette multitude d'hommes qui combattit sous les drapeaux de Darius^ dans les plaines d'Assyrie. Quelque vaste que fût celle d'Arbelles/elle ne suffit pas

pour contenir de front toute l'infanterie de Tarmée de Darius. Il fut obligé de mettre derrière son corps de bataille les troupes entières de plusieurs nations^ ce qui ne fit qu'y augmenter la confusion. Alexandre n'avait, selon Àrrien^ qu'une armée de quarante mille hommes d'infanterie et sept mille de cavalerie à opposer à toute cette multitude armée ; mais il est assez évident^ par le dénombrement et l'emploi des différents corps des troupes macédoniennes le jour de la bataille^ que cet historien s'est trompé dans son calcul. Peut-être que^ Tayant exprimé en lettres numériques^ il s'y sera d'abord glissé quelque altération^ et qu'ensuite ses copistes auront été par la induits en erreur^ lorsqu'ils se seront déterminés à les rendre par des noms de nombre. Il est encore possible que ces noms aient été changés par quelque méprise . Quoi qu'il ensoit^ les autres historiens ne nous fournisent aucun nioyen de rectifier ici le calcul fautif d'Ârrien.

Cela dit^ ouvrons Arrien ; car la bataille d'Ârbelles dans Plutarque et dans Quinte-Curce est un chant d'Homère : c'est une page d'histoire que nous recherchons .

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