LIVRE V
Le dénombrement de l'armée des Perses, dans cet historien, est conforme aux contingents des nombreuses satrapies, royaumes ou provinces qui recrutaient d'armes différentes les armées de la monarchie de Darius, a On y comptait^ dit^il^ les Indiens auxiliaires^ peuples voisins de la Bactriane ; ceux même de la Bactriane et de la Sogdiane , conduits par leur satrape Bessus; et les Saques, famille des Scythes de TAsie, indépendants, mais, alliés de Darius, tous archers à cheval sous le commandement de Mabacès.
« Barsaétés, satrape des Ârachotes, amenait avec eux les Indiens montagnards. Satibarzanes commandait les Ariens; Phrataphernes, la cavalerie des Parthes , des Hircaniens et des Topyriens; Atropatès, les Mèdes joints aux Cadusiens, aux Albaniens et aux Sacesiniens.
« Les habitants des bords de la mer Rôuge étaient conduits par Orontobatès, Ariobarzanes $t Orxinès ; les Susiens, les Uxiens, par Oxatre ; les Babyloniens , les Sitaciniens et les Cariens , par Bupare; les Arméniens, par Qronte et Mithranstes; les Cappadociens, par Ariacès; ceux de laCœlo-Syrie et delà Mésopotamie, parMasée.
« On élevait le nombre des fantasBiiiB à un BSbâlian; ^ui ée$ cavaliers^ à quarante mitle; celui é» chars aroiëa de ùmi, A deaix cents. H y avait peu d'éléphants ; en en eomptait quinze^ amenés des oontréea en deçà de llodiis.
« Darius vint camper avec toutes ces Ix^upes dans la plaine de Gaocjamèle , près du fleuve Boumade, à six cents stades de la \ilie d'Àrbel* les, en rase campagne. li avait en le soin de fr✠aplanir toutes les iaiégalités dn terrain qui auraient pu empédier la manœmre des chars ou de la cavalerie. En effet ses courtiians attriiMiaÂent k défaite d'Issu» à la difUieulté des lieu ; Darius les crut àciiement i
« Alexandre^ ajonte Arrien^ passe le fleuve sans antm obséade que la rapidité de son courant^ etcampe sur la rive ; puis il décampé^ traverse TAssyrie^ ayant le Tigre à sa droite , les montagnes des Gordiens à sa gauche* »
Après qnatra marches dans la plaine d'Assyrie, des coureurs annoncent que Ton découvre dans la campuf^ ia cavalerie de Ten* neni^ dont ils n'ont pu reconnaître le nombre.
m Alexandre dispoee son ordre de bataille; de nottvdles reconnaisBances mrrrvent à toutes
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brides^ et rapjpotrteni; que ce qu'on a pris pour la cavalerie ennemie n'est qu'on détac^oMot de mille liMimes.
« PreMiat alors avec lai Vkf/knn , une 4Mmp«gBÎie des Hétakes et Tavant-garde légère des PécNWSy il se porte à leur rencontre^ en donnant ordre à son armée de le suivre au petit pas.
c A rapproche d'JUexandre la cavalerie persane se d^MUide; il les presse; un |^aod nembre échappent ; plusieurs , mal servis pur leurs chevaux^ sont tués; d'autres sont faits prison* niers^ et l'on apprend d'eux que Darius n'est pas loin avec une puissante armée. »
Sur la nouvelle de l'approche d'Alexandre, Darîttsae piépare au combat ; Alexandre s'avance ea ordre de bataille. Les années n'étaient éloignées ^ue de deux lieues l' wie de l'autre et ae se déooavraiMit point encore; en «£Get, elles étaient séparées par des haateiuffi. fiés qu^Alexandre y fiU arrivé, apercevant les Perses, il fait kalle, et, rassemblant les Bélaires, les chefs de l'armée et les commaadaBts des trouves macédonieuies et étran^ ènes^ il mit en d^ibératiott s'il ferait donner de .snite la phalange sur l'ememi, ce qoi était Tavis du plus grand
nombre^ ou s'il camperait dans cet endroit^ selon le conseil de Parménion; qu'alors on reconnaîtrait les lieux et les environs, les embuscades ou les pièges cachés^ |es dispositions et l'ordonnance de Tennemi. L'avis de Parménion l'emporta ; l'armée campa en ordre de bataille. Alexandre^ prenant avec lui les troupes légères et la cavalerie des Hétaires^ fait la reconnaissance des lieux qui devaient être le théâtre du combat.
Après son retour au camp, il rassemble de nouveau le conseil : « Braves guerriers^ je n'enflammerai point votre courage par des discours; vos propres exploits vous parlent assez haut. Allez! dites seulement aux soldats qu'il ne s'agit plus ici de la conquête de la Cœlo^yrie , de la Phénicie ou de l'Egypte^ mais de l'empire de l'Asie^ à qui cette journée doit donner un maître. Ce peu de mots suffit à des héros éprouvés! Sou- . venez-vous seulement d'observer l'ordre déterminé; gardez le silence tant qu'il sera néces-