‹ Vie de Cambacérès, ex-archichancelierChapitre 7 sur 11 · TIB I · texte numérisé non relu

TIB I

«Vous serez fidèles à vos sermens; tos éconterex la Tmx d'une princesse qui fat remise à votre foi, qui fait sa gloire d'être française , d'être associée Slislx. destinées do «Miverain que vous avez librement cboisL

» Mon€ls était moins sûr de vos casan sm. temps de nos prospérités.

9 Ses droits et sa personne sont sons votre sauve-garde. Signé Marie-LouBe.

Biois, le 3 avril 1^14.»

Enfin Napoléon signa l'acte qui le renversait du trône le 1 1 avril 181 4.

Ainsi se termina la révolution française»

€haque jour voyait arriver des actes d'ad* hésion aux mesures prises par le sénat.

Toici ce que Cambacérès écrivit dans ces circonstances au prince de Benévent, en date du 7 avril i$i4.

« Monseigneur , les princes grttids di* goltaires et ant sénateurs , je crois devoir, en tant que de besoin , déclarer que fstàr hère k tous le» actes faits par le séoat depuis le t*^ avril eourant« Signé Cambaeérès. »

Leg du ikiéiDemoiSy il écrivit an même:

« Le prince archichancelier de Fem-

pire^ soussigné, déclare qu'il adhère pleinement à tous les actes faits par le sénat depuis le i*''^ avril courant , ainsi qu'aux dispositions qui ^ontla suite de ces actes.»

Je vais donner Tétat des appels de conscrits ordonnés depuis la campagne de Kussie et approuvés parle sénat, toujours dans ces circonstances présidé par Cambacérès. Si Ton doit en vouloir à Napoléon d'avoir demandé tant d'hommes, le sénat fut aussi coupable que lui en accordant ces demandes exorbitantes»

II janyier i8i3 65o,ooo li.

3 avril, gardes-d'honneur 1 0,000.

Premier ban de gardes-nationales. 80,00a.

Oardes-nationales pour les côtes. . 90,000.

34 août, armée d^Espagne 3o,ooo.

9 octobre, conscription de 18149

et antérienres iao,o<x>.

i5 novembre, rappel de Tan 11 a

1814 ' • 3oo,ooo.

Janvier 18 15, offres de cavaliers

équipés 17,000.

181 4* levées en masse organisées. . i43,ooo. Conscription de 181 5 160,000.

Total: 1,300,000.

Ces dernières levées n'oBft pu être corn-

ji»i<"

a68 VIE

-plétement exécutées; la guerre n'eut .pas le temps de moissonner tous ceux qui . avaient rejoint leurs drapeaux; mais le sénat n'en a pas moins approuvé. ces demandes -successives qui étaient suivies d'adresses de respect, dévouement ^ etc.

C'est ici que se termine la vie politique de Càmbacérès.Xa place d'archichancelier ne fut pas conàervéé, et M. Dambray fut nommé chancelier de France. L'impératrice Marie^Louisé retourna en Autriche j la régence fut dissoute, et Cambacérès revint à Paris. H fut alors l'objet d'une foule de caricatures plus ou moins spintuelies, mais qui certes auraient plutôt dû tomber sûr d'autres que sur lui , car, comme je l'ai déj.à.dit, s'il se montra trop dévoué à Napolçon^ et trop servile quand il s'est agi d'appuyer ses demandes, jamais OH a eu à lui reprocher un seul acte arbitraire : je crois qu'il serait difficile d'en dire autant dé ceux qui alors agissaient comme lui. Cambacérès resta à Paris jusqu'au mois de mars i8i5. Il ne se mêla d'aucune affaire et se tint très-tranquilie:

content d'une fortune immense , il se con-

DE GAMBAGIÊRES. ^6g

.solà de n'être pas employé : son âge d'ailleurs avait amorti cette ambition qui l'avait dirigé dans les premières années de sa Tie. Au 20 mars, Napoléon rentrant, le nomma au ministère de la justice; il s'excusa d'abord sur son âge ; mais pressé par celui auquel il n'avait jamais rien su refuser, il accepta avec d'autant plus de raison qu'on lui fit observer qu'il ne ferait que prêter son nom^ et qu'un autre serait chargé du travail. Le 2 juin, il fut nommé pair par Napoléon. La bataille de Waterloo décida du sort de celui-ci, et Cambacérès fut forcé de s'expatrier, d'à-* près la loi d'amnistie.

Il ne fit que donner sa signature aux aetes du gouvernement éphémère qui se forma et s'évanouit en cent jours. Du reste Napoléon ne désirait avoir Cambacérès à la justice qu'à cause de son nom et des hautes fonctions qu'il avait occupées avant la première abdication. Il ne voulait pas paraître être abandonné de tous ceux qui .l'avaient servi. Mais Cambacérès , qui prévoyait la courte durée de ce second régne ^ : comme je l'ai dit, accepta avec répu-

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