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gnaxice. Quoiqu'il eût voté la mori de Louis XVI, sauf les caricatures qae l'oa exposa et dont il était le sujet, le nouveau gouvernement l'avait laissé tranquille; il possédait une fortune immense , il étak vieux déjà,les fonctions qu'il avait occupées avaient satisfait son ambition, il ne dut donc se voir qu'avec peine rappelé sur le théâtre de la politique; mais la reconnaissance qu'il avait conservée pour celui auquel il devait tant l'emporta sur la pmdence, il reprit le porte-feuille. Lors de ia seconde irruption des alliés, Napoléon se retirant pour se jeter entre les bras de9 Anglais, il crut pouvoir rester encore à Paris; mais son nom se trouvant parmi ceux exceptés de la loi d'amnistie, il dut quitter la France,
Gambacérès eut deux frères; l'un fut cardinal, archevêque de Rouen, grandaigle de la Légion-d'Honneur, sénateur, et enfin pair en 1 8 1 5 ; l'autre, après avoir été colonel d'un régiment de chasseurs à cheval, fut fait général de brigade en i8o6.
Ce sont les fils de ce dernier qui héritent des grands biens que rex-4urchichanceUer
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a laissés. Je crois devoir ici donner un petit article biographique sur ces deux frères.
iCambacérès, frère cadet de celui dont j'ai entrepris lliistoirey naquit àMontpel-> lier le II septembre 1766. Il embrassa rétat ecclésiastique, et obtint ensuite un canonicat dans cette ville : il cultivait les lettres avec succès à l'époque de la révolution, et la traversa sans malheurs.
L'usurpation du 18 brumaire porta soik frère aîné au faîte des grandeurs; il fut pourvu de l'archevêché de Rouen le 1 1 avril 1802^ reçut Tannée suivante le chameau de cardinal , puis fut décoré du cordon de grand-officier de la Légion* d'Honneur. £lu depuis candidat au sénat-* conservateur par le collège électoral de l'Hérault, il fut appelé dans ce corps le 1*' février i8o5. La bataille d'Austerlitz lui fournit bientôt l'occasion de remercier l'auteur de tant de bienfaits, ^ dans un ^mandement qu'il publia à ce sujet, on voit tour à tour figurer les vertus^ le génie ^ le courage et la modération 'de Napoléon : il remercie la divine provi-^
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dence de Tavoir choisi pour opérer la gloire de la France et le bonheur da inonde. Cependant, en 18149 il adressa d'Ivetot son adhésion aux actes du sénat qui prononçaient la déchéance de ce même empereur; ce qui ne l'empêcha pas d'accepter encore de lui le titre éphémère de pair > le 2 juin i8i5 , en même temps que son frère aîné.
Le second frère de Cambacérès embrassa le parti des. armes. Après avoir été quelque temps colonel d'un régiment de chasseurs à cheval, il devint général de brigade le 10 juillet 1806. U paraît que sa hauteur, et surtout une affaire qu'il eut avec le commandant d'Aire, en Artois, empêchèrent sdn avancement; car il est resté dans ce grade, quoiqu'il ait fait plu« sieurs campagnes, sans éclat à la vérité.
n comptait beaucoup sur la protection de ses frères pour avancer; il a été trompé dans son attente à cet égard. Un refus de quitter la capitale et de retourner dans son département le fit arrêter à Versailles à la fin de 181 5, et conduire à l'Abbaye, où il resta plusieurs mois.
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Cambacérès eut aussi une sœur qui fut mariée à un M. Gilles; ses enfans ont eu part à la succession de leur onde; mais leur part fut bien moindre que celle des enfans de son frère, ainsi que le lecteur pourra le voir lor^ue je donnerai un ex- . trait de son testament.
J'ai déjà parlé de la grande réputation qu'avait la table de Cambacérès; il est vrai que la science gastronomique était portée au plus haut point dans sa maison. t>n prétend qu'à l'époque où parût le premier Almanetch des gourmands de Grimod de La Regnière, celui-ci avait l'intention de le dédier au prince archichancelier, et ce ne fut qu'à cause du ridicule que cela lui aurait donné qu'il n'en accepta pas la dédicace. Il était secondé dans ses travaux gastronomiques par d'Aigrefeuille, qui passait pour un des premiers gourmands de la capitale; il me semble le voir encore dans la rue Saint-Dominique se rendant à l'hétel que Cambacérès occupait, et qui depuis le fut par son altesse royale madame la duchesse douairière d'Orléans, l'épée au