Ed. Chalvet, p
9. Les Poésies du duc d'Orléans publiées sur le manuscrit original de la bibliothèque de Grenoble conféré avec ceux de Paris et de Londres et accompagnées d'une préface histo-
INTRODUCTION
de J. Marie Guichard >. C'était beaucoup pour un vieil homme de poète dont nul ne se souciait depuis si longtemps. Ni les poésies de Charles d'Orléans, ni le public ne gagnèrent à la polémique discourtoise qui s'ensuivit. Guichard, amputé de sa préface, parut avant Champollion : il lui avait emprunté de nombreux éclaircissements historiques ; mais il évitait aussi d'assez fortes sottises (Champollion-Figeac avait rejeté de l'œuvre de Charles les ballades contenant la formule de l'envoi au Prince). D'instinct Guichard suivit le texte original du ms. fr. 25458, sans songer toutefois à distinguer les additions au texte primitif (c'est l'édition qui sera citée ici). L'édition que donna, en 1896, Charles d'Héricault^ ne marqua pas un progrès fort réel sur les précédentes. Il s'en faut que nous possédions encore une édition de Charles d'Orléans lisible seulement. Ce serait pourtant l'hommage le plus juste à rendre au délicat poète qu'il fut. On se rappellera que l'impeccable Théodore de Banville s'est plû à faire revivre la forme de ses vieux rondels^. Aujourd'hui contentons-nous de connaître mieux la vie du poète 4.
Il reste à m'acquitter en terminant d'un devoir bien doux, celui de remercier les personnes, proches et lointaines, qui m'ont encouragé et aidé dans ce travail, et dont le dévouement aux travaux d'autrui demeure un grand sujet d'admiration et de reconnaissance : MM. les conservateurs et MM. les bibliothécaires de la Bibliothèque nationale, H. Omont, de La Roncière, C. Couderc, A. Auvray, Léon Dorez, Ph. Lauer, A. Vidier; MM. les bibliothécaires de l'Arsenal, M. H. Martin, P. Bonnefon et F. Funck-Brentano ; mon ami R. Poupardin, secrétaire de l'Ecole des Chartes ; MM. les archivistes des Archives Nationales, L. Legrand, Jules Viard, Léon Mirot et Charles Samaran ; M. J. Soyer, archiviste du Loiret, qui sait si bien toutes les choses du Blésois et de l'Orléanais; M. Trouillard, archiviste du Loir-et-Cher, M. P. Dufay, bibliothécaire de la ville de Blois, M. L. Lempereur, archiviste de l'Aveyron, qui m'ont grandement facilité mon travail à Blois et à Rodez ; M. Flament, archiviste de l'Allier; M. Gandilhon, archiviste du Cher; M. J. deCroy, ce confrère si aimable,
rique, de notes et d'éclaircissements littéraires. Paris, J. Belin-Leprieur et Colomb de Batines, 1842, in-8.
1. Poésies de Charles d'Orléans publiées avec l'autorisation de M. le Ministre de l'Instruction publique d'après les manuscrits des bibliothèques du Roi et de l'Arsenal, Paris, Gosselin, 1842, in-12.
2. Poésies complètes de Charles d'Orléans^ revues sur les manuscrits avec préface, notes et glossaire. Paris, 1896, 2 vol., in-12.
3. Les Odes Funaiiibulesqucs et les Occidentales ; M. Gabriele d'Annunzio vient de renouveler cette tentative.
4. J'espère donner une édition des Poésies que j'ai collationnées.
Introduction
l'homme le mieux informé sur le milieu blésois où vécut Charles d'Orléans ; M. A. Lailavoix, qui a gracieusement mis à ma disposition un dépouillement des French rolls du Record office ; M. Gian Carlo Burraggi, archiviste de l'Archivio di Stato cà Turin ; M. L. Brandin, Miss W. Stephens et M. G. Whale qui m'ont obligé tant de fois à Londres ; mon ami J. Nève, de Bruxelles; M. Guesnon, toujours si bienveillant et si érudit; M. Châtelain, bibliothécaire en chef de l'Université de Paris, qui a l'indulgence de me traiter comme un vieil étudiant. J'ai dit ailleurs ma gratitude envers M. Léopold Delisle, dont le Cabinet des Manuscrits contient un merveilleux essai sur la librairie des ducs d'Orléans.
Je n'aurais garde d'oublier M. Auguste Longnon, qui m'a introduit, avec le pauvre Marcel Schwob, aux études historiques, et dont l'admirable édition de Villon est familière à tout lecteur de Charles d'Orléans ; mon ami, le perspicace et savant bibliothécaire de La Haye, M. W. G. Byvanck, l'homme qui a tout su, tout vu, tout pressenti d'une lecture intelligente et assidue de Charles d'Orléans; M. Anatole France qui, sous tant de bonhomie ironique et de grâce lettrée, dissimule un sens si véritable de l'histoire.
Comment remercier de leur dévouement mes chers éditeurs ?
M. Paillart, mon imprimeur, a surveillé lui-même la correction des épreuves et M. Longuet a soigné, selon sa coutume, l'exécution des planches phototypiques.
Juin 191 1.
VIK DH CHARI.HS D'ORLHANS
Pl. I
-^'FUll »»»» t^ftW^l» V ï- ^-^ » .-r».
etiv»«e nxif foitft \ |?miH0 fnpf rmCtu-
Bibl. Nat. — Ms. lat. 5747, Jugurtha
Salluste instruisant les trois enfants de Louis d'Orléans