‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 109 sur 639 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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vêque de Sens qui, au lieu de mitre, coifFait si bien le bassinet, maniait la hache comme il portait la crosse'. Quant aux Parisiens ils se montrèrent irrités de la prise de Saint-Denis, qui leur semblait comme la fille chérie de la capitale, par où leur venaient le poisson de mer de Normandie et de Picardie, le bois à brûler et le pain \ Ils se répétaient, horrifiés, que les religieux de Saint-Denis avaient remis au duc d'Orléans le sceptre, le diadème et les insignes de la royauté ; qu'on Favait fait monter sur un trône en lui baillant, avec les cérémonies accoutumées, l'oriflamme ^ Et les Parisiens croyaient savoir que Charles avait promis aux siens de les laisser faire main basse sur tout ce qu'ils trouveraient ; que les princes, ses alliés, n'avaient d'autre but que de se partager les seigneuries de France et de le faire roi 4.

Une autre nouvelle mit le comble à leur indignation. Le 12 octobre 141 1 les gens du duc d'Orléans s'emparèrent du pont de Saint-Cloud ; ce qui permit aux Bretons, Gascons et Allemands de dévaster de nouveaux villages en traversant la Seine î.

Le 16 octobre, à l'octave de la saint Denys, Charles d'Orléans et ses alliés, Bourbon, les comtes de Vertus, d'Armagnac et d'Alençon, étaient pourtant venus, bien dévotement, entendre à l'abbaye une messe basse, baiser les

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