Ibid., p
3. Ibid., p. 514. — Déjà, le 26 septembre 141 1, Charles VI avait écrit aux milices flamandes de la compagnie de Jean sans Peur pour les remercier de l'aide donnée contre les rebelles « qui se sont vantez faire nouveau roi. » (Cité d'après l'original de Gand, par Huillard-Bréholles, La rançon du duc de Bourbon, p. 4., n. i).
4. Manifeste des princes et des chefs du parti armagnac sous forme de lettre au roi (141 1, 9 octobre, Saint-Ouen), p. p. Douët-d'Arcq, Pièces inédites, t. I, p. 344- 346 ; Religieux de Saint-Denys, t. IV, p. 492.
5. Religieux de Saint-Denys, t. IV , p. 508, 513 ; Monstrelet, t. II, pp. 192-193. — Cf. lettre missive du roi Charles VI aux consuls et habitants d'Albi sollicitant l'envoi immédiat de gens d'armes (Arch. com. d'Albi, AA. 26).
saintes reliques et, sans avoir rien mangé, s'en étaient retournés à Saint-Ouen. Ce dont la calomnie s'empara ^ Mais c'est aussi un fait que Bretons et Gascons pillaient les églises comme des Sarrasins^ que le roi, pour la troisième fois, venait de déclarer les Orléanais ses ennemis K Les Parisiens, même avec l'écharpe blanche^, n'osaient plus sortir de la ville ; ils avaient laissé leurs vendanges à la merci des oiseaux et des vents ; comme on n'osait ni descendre ni monter la Seine pour se procurer du bois, on brûla les meubles, les charpentes des maisons, les échalas des vignes, les fougères et jusqu'aux arbres fruitiers : l'hiver commençait très rigoureusement. Mais, pour se venger, les Parisiens brûlèrent aussi ce bel hôtel de Bicêtre, si élégant, où le duc de Berry avait rassemblé, dans une grande salle dorée et percée de verrières, sa collection des portraits des empereurs grecs et romains, ainsi que celle des rois de France K
Le 23 octobre ^ Jean Sans-Peur entrait dans Paris aux flambeaux et aux cris de « Noël », accompagné d'une grosse compagnie d'Anglais ; on logea les gentilshommes dans les maisons des bourgeois Orléanais ; quant aux Anglais, dont personne ne voulut, ils trottèrent toute la nuit, et finirent par occuper Saint-Martin des Champs ' . Les Orléanais, malgré les conseils du connétable, n'avaient même pas tenté de