Ps
3. Le 28 juillet (J. Du Mont, Corps universel âipJonmliqite, 1726, t. II, p. i, p. 352). Charles d'Orléans y gagna personnellement une pension (Catalogue Saffroy, 19 10).
4. Toutefois le 6 juin Charles VI avait interdit toutes réunions d'hommes d'armes aux princes du sang (Monstrelet, t. II, p. 362-369); le 12 juin le dauphin fit
prétexte d'assister au mariage de Philippe de Nevers et de la sœur du comte d'Eu \ Les princes arrivèrent devant Saint-Denis le 3 1 juillet \ Le i^^ août 1413 les articles de la paix étaient lus devant le roi à Paris \
On y disait bien que les princes venaient détruire la bonne ville ^ ; et les chefs des bouchers demandaient à connaître les articles de la paix, qui comportaient la délivrance de tous leurs prisonniers, sinon ils menaçaient d'assembler les bouchers \ Mais le lendemain les Parisiens étaient prêts à délibérer par quartiers, malgré les capitaines bouchers qui répétaient que la paix était seulement à l'honneur des bandés, qui, si souvent, avaient menti à leurs serments ^ Sur la place de Grève la paix fut acclamée par le menu peuple. On crie d'une voix : « La Paix ! la Paix ! qui ne la veut se tire à gauche et qui la veut à droite ! ». Tous se portent à droite et nul n'aurait su les contredire Henri de Troyes se contenta de grommeler : « Il y a des gens qui ont trop de sang et qui ont besoin qu'on leur en tire à l'épée ^ » Quant au duc de Berry, au son des trompettes, il fait sortir les prisonniers du Louvre ; sur son passage on crie : Noël 9 ! Juvénal entraîne une grande procession de peuple
démentir la lettre par laquelle on disait que le roi Charles était outragé et demandait aux seigneurs de son sang de le venir délivrer (Arch. nat., K. 535, n" 27, fol. 12 r").
1. Monstrelet, t. II, pp. 371-373 ; Bourgeois de Paris, p. 34. — Le 27 juillet 141 3, une alliance, entre le duc d'Orléans et le comte d'Eu, avait été faite à Vernon (Arch. nat., K. 57, no i).