Th. Walsingham, t. II, p
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de son royaume d'Angleterre, ne séjournant en ville fermée ni en forteresse. Il n'était donc besoin de prendre jour et place ; on le pouvait trouver et combattre sur les champs.
De ce jour on vêtit dans son armée les cottes d'armes et les archers portèrent leur bâton aiguisé aux deux bouts'. Mais le chapelain du roi n'avait pas la même assurance et laisse entendre que la perspective d'un combat n'était pas faite pour réjouir les soldats d'une armée usée par la route Ces hommes de cœur et de discipline continuèrent toutefois leur chemin dans le plus grand ordre. A 9 lieues de Calais les Picards les arrêtèrent : ils devaient, en désespérés, tenter de s'ouvrir un passage \ Le 24 octobre, ayant franchi l'étroite Ternoise en aval de Blangy, les Anglais purent apercevoir, à un mille, les noirs escadrons des Français monter dans la direction de Tramecourt, se déployer sur leur flanc droite. Les Anglais arrêtèrent leur colonne en marche, firent face à l'ennemi, couronnant l'ondulation d'un large plateau aux terres grises et blondes ; là ils commencèrent à se confesser.
Les Français n'étaient pas disposés à les attaquer dans cette position, soit qu'ils l'estimassent avantageuse à leurs ennemis, soit plutôt que le jour tombât >. Reprenant leur marche ils disparurent derrière le bois dépouillé de Tramecourt, s'établissant pour passer la nuit entre ce village et Azincourt. Ce que voyant le roi d'Angleterre se logea avec ses Anglais dans le petit village de Maisoncelles, parmi les jardins et les vergers coupés de haies qui le fortifiaient naturellement ^ Quant aux Français, embarrassés de leurs nom-