I. Rymcr, t. IX, p
sonniers'. Quant à l'empereur, il s'en fut bon allié du roi Henry, ami du duc de Bourgogne, envoyant les « Français à tous les diables » \
Henry V ne désespérait toujours pas de se servir de ses prisonniers pour arriver à ses fins : faire reconnaître son « droit clair et indubitable » à la couronne de France \ On le vit bien quand, le 25 janvier 1417, il informait l'Empereur que l'un d'eux, le duc de Bourbon, avait offert de négocier sur les termes du traité de Brétigny, à condition qu'on le laissât passer en France ; si ces termes n'étaient pas accordés par les Français, lui, Bourbon, reconnaîtrait Henry V comme roi de France, mettrait ses terres et forteresses entre ses mains
C'était là un fait nouveau. Car, précédemment, quand le roi Henry avait demandé aux princes captifs l'engagement de le reconnaître comme leur souverain seigneur, au nom de ses compagnons, Charles d'Orléans avait répondu « qu'ils ne le pouvaient ni le devaient faire. »
Tel n'était plus l'avis du duc Jean de Bourbon. Dans un entretien particulier qu'il eut avec le roi anglais, Bourbon lui déclara en savoir plus qu'avant sa prise, être mieux instruit de son droit au royaume de France ; et, sur la foi de son corps, il promettait de lui prêter hommage comme à son souverain seigneur, le roi légitime de France \ Le duc de Bourbon avait ajouté que plusieurs autres seigneurs détenus là en feraient bien autant. Mais de cela le roi n'était pas trop rassuré ^
Toutefois, le 25 janvier 141 7, le roi donnait licence à
1. R\'mer, t. IX^ p. 456; Religieux de Saint-Denvs, t. VI, p. 35,