Huilhard-Bréholles, op. cit., p
Raoul de Gaucourt de passer en France jusqu'au 31 mars, sous l'obligation pécuniaire des princes de 40.000 écus d'or et sous leur serment \ Gaucourt devait chercher, disaient-ils, la paix finale entre la France et l'Angleterre, traiter, avec leurs amis et cousins, des voies et moyens propres à assurer le plus commodément et le plus rapidement sa propre délivrance et la leur 2.
Il y a lieu de penser que ces voies et moyens-là furent dictés par le roy Henry à ses prisonniers. Il n'eut du moins pas le temps d'éprouver leur bonne volonté ; l'intervention de Gaucourt ne procura aucun bien aux princes captifs.
Bien au contraire, pour certaines raisons qu'il ne précisait pas, le 2 juin 141 7, Henry V donnait l'ordre de transporter son prisonnier, Charles d'Orléans, du château de Windsor à celui de Pontefract « pour y rester certain temps » \ Un écuyer, Robert Waterton, un de ceux qu'Henry avait envoyés en ambassade en France en 1414^, et qui, l'année suivante, avait reçu en garde divers prisonniers français \ fut chargé de l'y conduire sous escorte. Pontefract, au nord du comté d'York, était un séjour lointain et infiniment plus rigoureux que la captivité de Londres ou celle de Windsor; là était mort mystérieusement Richard II. Sans doute elle n'est pas exagérée l'information, d'ailleurs naïve et incomplète, qui parvint en ce temps-là en France : quelques gentilshommes, récemment rentrés dans leur patrie après payement de leur rançon, y dirent « l'état très misérable du duc d'Orléans et des seigneurs de France captifs en Angleterre ; relégués aux