Arch. nat., K. 59, n
3. G. Dupont-Ferrier, op. cit., p. 57. — Détail du compte de 141 2 à 141 7 signé par Charles d'Orléans (British Muséum, ms. fr. 21359).
4. British Muséum, add. ch., 268 (extraits sommaires dans De Laborde, t. III, n" 6262).
5. British Muséum, add. ch., 274; sauf-conduit du 2 juin 1417 (Henry V, French roîls, 44111 Report of Deputy Keepe)-) ; du 2 juillet 1418 dans Rymer, t. IX, p. 599 et prorogation du 20 septembre (44^^^ Report of Deputy Keeper). — Le 5 mai 141 7, Pierre Renoul, secrétaire du duc d'Orléans, en présence de Oudart du Foulloy, de Michelet Blondel, orfèvre, firent l'inventaire des livres, joyaux et tapisseries demeurés à Blois (Arch. nat., K. 534. Extraits très sommaires dans De Laborde, t. III, n" 6251-6256. — L'inventaire de la librairie a été publié par L. Delisle, Le cabinet des uiamiscrits, t. I, p. 105-108,
60.000 écus, gardait l'acompte des 40.000 autres. Quant aux joyaux on ne les revit jamais et les banquiers menaçaient de garder les 30.000 moutons d'or'. Charles avait livré ses plus magnifiques joyaux et la belle « chapelle » d'Orléans. Un marchand génois, établi à Bruges, l'avait estimée 40.000 écus. Marguerite de Clarence jugea ce prix surfait et demanda l'avis de la banque de Londres qui confirma l'expertise de Bruges ; la duchesse exigea alors celle de Venise : le marchand partit sans revenir. Ainsi agissaient leurs hautesses envers leurs prisonniers ; ainsi elles exerçaient les œuvres de miséricorde ^.
Quant au roi Henry, débarqué en Normandie le i*^"" août 141 7, il en faisait rapidement la conquête (1418) \ Une grande partie de la France, la plus commerçante, s'était donnée aux Bourguignons : les bonnes villes de Reims, Châlons, Troyes, Auxerre, puis Beauvais et Senlis^, Tours si proche des domaines de Charles, Paris enfin ^ Dans les massacres de Paris, le beau-pére de Charles d'Orléans, le connétable d'Armagnac, était égorgé ; son frère le Bâtard avait pu s'échapper, en toute hâte, de la capitale ^
Or, malgré le succès de sa conquête, le roi Henry était amené à faire des réflexions sur la présente situation de ses affaires. Ainsi il faisait savoir au conseil privé l'ennui d'avoir à c( continuer sa guerre pour la conquête totale du royaume de France ». Garder seulement ses possessions de Normandie