G. Dupont-Ferrier, op. cit., p
défendu de rien traiter sans sa participation. Ils venaient proposer une convention à Charles et à son frère d'Angoulême: Charles d'Orléans promit une réponse, mais il ne put la leur donner. Il réussit toutefois à faire passer en France, vers son chancelier, le fidèle Denisot Rogier, son maîtrequeux % porteur d'une lettre qu'il écrivit de sa main, en hâte, sur un rouleau de parchemin facile à dissimuler : et telle était la rigueur du secret où on le tenait que la divulgation de ce document aurait pu entraîner sa mort ainsi que celle de son frère \
On ne pouvait donc lui apporter aucune missive qui ne passât sous les yeux de ses gardiens. On déshabillait et l'on fouillait ses messagers. Le Bâtard, qui était ingénieux, eut recours, dit-on, à un bon stratagème pour correspondre avec son frère. Il envoyait un inoffensif messager, accompagné d'un chien barbet, sous la queue duquel était fixée la missive à faire passer au prisonnier. Les Anglais, sur sa bonne mine, ne pensèrent jamais à fouiller le chien 3.
En 1421 Charles avait été transporté de Pontefract au château de Fotheringay en Northampton + ; en 1422 on le 1