G. Dupont-Ferrier^ op. cit., p
2. British Muséum, add. ms. 34360, fol. 38, (4 pièces en français). — Mr. H. Noble Mac Cracken vient de publier 7 de ces poèmes en français et de présenter la séduisante hypothèse que Suffolk pourrait être l'auteur de plusieurs des morceaux anglais qui se rencontrent parmi les poésies de Charles d'Orléans (An english frîend of Charles ofOrUatis dans les PuUications of the Modem LangiiageA7nerica,xxvi, 1,1911).
3. Cambridge, Trinity collège, Ms. R. III, 20, fol. 3 3 (Cité par J. J. Jusserand, Histoire littéraire du peuple anglais, 2^ éd., 1896, t. I, p. 362, n» 2). — 4. Napier, op. cit.
5 . On voit même que, le 20 juin 143 1, Charles d'Orléans mandait aux gens de ses comptes de faire bailler i .000 écus d'or au comte de Suffolk qui naguère avait été son piège auprès d'un marchand de Londres (Bibl. Nat., P. orig. 2158, Orléans, 533).
heures de la défaite « combien le fardeau de la guerre pesait lourdement sur le pays » \
En 1432, le Bâtard d'Orléans avait recouvré Chartres ; Bedford avait levé le siège de Lagny et se repliait sous Paris. Anne de Bourgogne, sa douce épouse, si/Chére au cœur des Parisiens, était morte sans enfant; un lien de moins entre Bedford et la Bourgogne ^ Au mois de décembre, le roi Henry, considérant tous les avantages de la paix, déclarait le cardinal de Sainte-Croix médiateur entre lui et Charles de Valois \
Les progrès des Français les rendaient naturellement exigeants ; ils ne se montraient plus disposés à faire de grandes concessions territoriales à l'Angleterre ; ils ne voulaient pas non plus d'une trêve que leur maître, disaient-ils, était impuissant à imposer. Et par contre ils demandaient que les prisonniers d'Azincourt fussent amenés en France afin qu'on eût le bénéfice de leur avis. Le roi anglais était alors disposé à les conduire à Douvres et même à Calais 4.
Ainsi, en 1433, le légat de France, Nicolo Albergati, cardinal de Sainte-Croix, venait de ménager une conférence entre les ambassadeurs de France, de Bourgogne et d'Angleterre, pour le mois de mars ^ et apparut de nouveau comme « l'ange de la paix » ^.
En mai 1433 les ducs d'Orléans et de Bourbon séjournèrent un mois à Douvres 7, munis de sauf-conduits, prêts à passer