‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 215 sur 639 · Conférences de Seine-Port (De Beaucourt, t. II, p · texte numérisé non relu

Conférences de Seine-Port (De Beaucourt, t. II, p

5. De Beaucourt, t. II, p. 452. — Septembre 1432, lettres de sauf-conduit pour le Bâtard d'Orléans qui devait venir avec 80 personnes (French rolls, II Henry VI, m. 16); le 22 février 1433, à Jean de Saveuses pour aller vers le comte de Suffolk {Ihid., m. 11); le 20 mars, pour Hugues Perrier {ihid., m. 7).

6. Ce mot est d'Eugène IV, rapporté par De Beaucourt, t. II, p. 440.

7. Ibid., t. II, p. 462, note 4 ; six semaines selon Iqs Proceedings, t. IV, p. 257.

à Calais où se tenaient le duc de Bedford, Gloucester, l'évêque de Winchester, le chancelier et les membres du conseil. Ils devaient prendre la mer au premier signe \

Mais des hautes et blanches falaises de Douvres, Charles d'Orléans ne put qu'apercevoir les dunes de France \

Certes il était fort désappointé.

On le vit bien lorsque Hugues de Lannoy et le trésorier du Boulonnais furent envoyés comme ambassadeurs en Angleterre de la part de Monseigneur de Bourgogne, leur maître ; ils étaient aussi chargés de faire connaître les intentions pacifiques des ducs de Bretagne et de Savoie, du comte de Richemont, l'aide qu'on en pouvait attendre si le roi des Anglais voulait bien terminer la guerre. Ils furent introduits au grand conseil, à Westminster, dans les premiers jours de juillet et reçus par le jeune roi Henry VI \

Le roi anglais (un très bel enfant et de bonne mine) remercia gracieusement, en français, les Bourguignons de lui faire connaître l'état de la France, le désir de Monseigneur de Bourgogne de voir disparaître tant de maux. « En ce qui concernait la paix, on nous a demandé que les seigneurs de France, prisonniers en Angleterre, fussent d'abord menés outre-mer pour donner leur avis sur la matière : nous l'avons fait. Mais la paix générale sera toujours de petit effet : si le roi de France avait même cent mille écus, il ne saurait la faire observer. Il n'est servi que par des étrangers, auxquels il est bien forcé d'abandonner le pays, et ceux-ci ne lui obéissent pas. » Le roi anglais disait encore sa bonne volonté ; que, certains seigneurs français ayant été menés à

1 . Lettre de Henry VI, dans les Preuves de V Histoire de Bourgogne, t. IV, p. cxxxv.

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