‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 217 sur 639 · Proceedifigs, t. IV, p. 257 (juin I · texte numérisé non relu

Proceedifigs, t. IV, p. 257 (juin I

juger sévèrement la promesse de 1433 et son manque de bonne foi ; on ne saurait guère à ce sujet prononcer le mot de trahison.

L'année 1434 pouvait ne pas paraître plus favorable à Charles d'Orléans, qui attendait sa délivrance de la paix. Gloucester poussait alors à poursuivre la guerre à outrance suivant des voies irréalisables ; Bedford, régent d'Angleterre, bien qu'il tînt la situation pour désespérée, renforçait les armements en France. Toutefois, avant son départ, il avait décidé que les représentants du concile de Bâle pourraient discuter la paix entre les deux royaumes, autorité qui ne leur avait pas été reconnue jusqu'alors. Ainsi le duc d'Orléans put faire figure de médiateur ^ Le i^"^ juillet, on déclara qu'il se rendrait à Calais ^ ; le 11, des lettres de saufconduit étaient délivrées pour 100 personnes qui viendraient vers lui'; des sauvegardes particulières étaient accordées à ses serviteurs Guillaume le Bourgeois^, Jean de Saveuses > et Jean le Gantier 6, pour lui apporter de l'argent, des robes, des livres, des lettres et des papiers.

Mais que pouvaient les négociations pacifiques entamées sous les auspices du concile de Bâle, quand en France tout tournait si mal pour les Anglais? Bedford passé en France ne put qu'assister au soulèvement des paysans de Normandie, à une reprise générale de la guerre, à un rapprochement de plus en plus étroit entre la France et la Bourgogne.

C'est ce dernier événement qui déterminera la délivrance du duc d'Orléans.

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