‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 236 sur 639 · Bibl. nat., ms. lat. 2049, 232 ro · texte numérisé non relu

Bibl. nat., ms. lat. 2049, 232 ro

2. Depîoratio super civitatem a ut regioneni, que gladium evaginabit super se, que et declamatio recte dici potest (Bibl. nat., ms. lat. 2049, ^o^- -232 vo). — Elle paraît se rapporter à la rentrée des Bourguignons à Paris.

sont traités comme homicides. La guerre civile ne suffit plus : La mère ne reconnaît plus son fils, ni le frère, son frère... Plus féroce que la guerre elle-même, la sédition livide est déchaînée entre les citoyens... Les ruisseaux roulent du sang parmi les rues ; les mains sont rouges, les vêtements souillés, et nul lieu consacré n'est à l'abri du meurtre exaspéré... Ils sont venus les jours de ta colère... Puissent-t-ils revenir le Seigneur et l'amour de la paix. L'Auteur de toute paix étant apaisé, puisse une paix générale régir le royaume et les capitaines laisser en paix la cité. Repos au siècle ! Salut au royaume ' !

Parmi les objets de piété dont Charles forma comme une collection nous remarquerons des chapelets de toutes sortes, àcs patenôtres comme l'on disait. En 1417, il en achetait de Hans Belyne et de Vittori, orfèvres ^ ; dans la liste de 1440 nous trouvons deux layettes de ces patenôtres qui étaient de jais noir ^ Enfin on voit que le pape Eugène IV, le 5 avril 1438, accorda à Charles d'Orléans le privilège d'user d'un autel portatif-^.

Nous possédons encore deux des livres de prières que Charles d'Orléans rapporta de sa captivité : l'un (ms. lat. 1201) est surtout formé d'une suite de traités ou d'extraits de saint Bernard, de saint Augustin, de Hugues de Saint-Victor et de Jean de Hovedene. L'autre recueil (ms. lat. 1196), avec une foule de prières pour les saints, suivant les circonstances de la vie, renferme certaines oraisons plus personnelles et plus touchantes : nous y rencontrons le sermon de saint Bernard sur nos devoirs envers nos ascendants, la messe que l'on disait

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