‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 237 sur 639 · Arch. Nat., L · texte numérisé non relu

Arch. Nat., L

en temps de guerre, la prière de Salomon pour ceux qui gouvernent, des prières pour les prisonniers et les navigateurs. Avec quelle ferveur Charles devait les réciter ! Enfin nous y trouvons des oraisons à des saints qui se récitaient surtout en Angleterre, comme la prière à sainte Frideswide, aux saintes Etheldrède et Edithe, à saint Osmont, à saint Thomas de Cantorbéry et l'oraison pour ses pèlerins. Sans doute, des saints anglais eux-mêmes, il espérait sa délivrance, comme de Dieu le père ' :

Briefment voye le temps venir (J'en prie a Dieu du Paradis) Que chascun puist vers son désir Alersans avoir sauf conduis...

Enfin Charles se prit, pour passer le temps, à transcrire des cantiques et des oraisons. Nous ne possédons plus ces deux livres^ ; c'était là coutume de prisonniers ^ et Jean d'Angoulême, son frère, rapporta d'Angleterre les transcriptions qu'il fit des Distiques de Caton, des Méditations de saint Anselme, de la Consolation de Boèce

Charles lut aussi ce dernier ouvrage. Le sort de Boèce prisonnier, consolé par les Muses et la Philosophie, n'était pas sans présenter une certaine analogie avec sa situation. On lui a même longtemps attribué une traduction française du poète latin : c'est là une erreur \ Et que de différences entre la victime du Goth Théodoric et le prisonnier des

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