‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 244 sur 639 · Boucicaut, op. cit., p · texte numérisé non relu

Boucicaut, op. cit., p

2. Il me semble que Louis d'Orléans est assez désigné par cette rubrique.

3. E. Langlois, Arts de Seconde Rhétorique, p. i i-i 1 1. Plus tard, pour un seigneur espérant conquérir sa dame par ses vers, Molinet compila son Art de rhétorique vulgaire (E. Langlois, p. vi).

4. Nous en avons du moins un exemple en Angleterrre dans les ballades françaises que composa John Gower (The complète icorks. ed. by G. G. Macaulay. The French pociiis, Oxford, 1899, p. 342) « Les haîades d' amont jesqiies inci sont fait

Elles datent bien vraisemblablement de son adolescence, les ballades juvéniles et fraîches, les chansons gracieuses que Charles d'Orléans consacra à ses amours avec « Beauté » ^ Ces pièces ne sont que le développement des mêmes idées et le poète use, sous ces deux formes, des mêmes images, des mêmes mots.

Charles nous dit comment, par contrainte d'Amour, il devint son loyal servant; il expose, de façon subtile et sincère, le péril que font courir les jolis yeux :

Comment se peut ung povre cueur defïendre QjLumd deux beaulx yeux le viennent assaillir : Le cueur est seul, désarmé, nu et tendre. Et les yeulx sont bien armez de plaisir 2...

Il décrit le charme si doux, le gracieux parler 3 de celle qu'il tient pour sa seule maîtresse^, sa souveraine joie > ; toujours il l'aimera ^ cette dame sans pair/. Elle est jeune et sa princesse ^

Ravi, Charles résume ainsi l'ensemble de ses perfections :

Fresche Beauté très riche de jeunesse, Riant regard trait amoureusement.

Plaisant parler gouverné par sagesse.

Port femenin en corps bien fliit et gent, Haultain maintien démené doulcement, Acueil humble plain de manière lie.

Sans nul dangier bonne chiere faisant, Et de chascun pris et los emportant :

De ces grans biens est ma dame garnie.

especiah'iueut pour ceaux qu'attendront Jours amours par droite mariage » ; p. 343 : ff Les balades d'ici jesques ou fin du lièvre sont universeles a tout le monde, selon les propretés et les condicions des amant^ qui sont diversement iravailei en la fortune d'amour. »

1. La suite originale des pièces nous est donnée par le ms. de Grenoble (cette partie dans la collection des Ballades s'arrête vraisemblablement à la pièce : Fresche Beauté très riche de jeunesse, inclus.).

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