‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 253 sur 639 · Poésies, p · texte numérisé non relu

Poésies, p

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dame', sa maîtresse % sa belles, son amie^, usant d'autant de pléonasmes; il la dira encore sa « princesse»», désignation aussi vague pour nous.

Toute poésie était encore, en partie, dépendante de la musique ^ et de la facile banalité qui en découle. Au temps de Guillaume de Machault, cinquante ans environ avant que Charles composât ses premières poésies, on chantait les rondeaux, les chansons et même les ballades 7. Au temps de la jeunesse de Charles d'Orléans, les chansons seulement demeuraient des compositions musicales et de ce fait se distinguaient des rondeaux ^ Mais les conventions de la lyrique influencèrent beaucoup ses premières productions. Comme sa mère, Charles d'Orléans jouait de la harpe ; parmi les livres qu'il rapporta d'Angleterre, nous rencontrons « plusieurs chansons notées » 9. De cette lyrique chantée, plus

1. Poésies, p. 15, 18, 20, 21, 22, 31, 41, 43, 44, 45, 52, 56, 58, 61, 64, 66, 70, 77, 194, 197, 203, 209, 221.

2. Ibid., p. 14, 17, 23, 24, 30, 33, 38, 49, 195, 196, 197, 217, 221.

3. Ibid., p. 14, 18, 25, 26, 27, 30, 33, 38, 40, 41, 43, 45, 51, 53, 58, 81, 195, 196, 203, 204, 210,224, 226; Beauté, p. 7, 32, 74, 193, 221. — Dame et maîtresse (p. 197), se dit encore parfois dans le langage familier : ce n'est guère qu'au xviie siècle que maîtresse désigna la femme vivant avec un homme dans un commerce de galanterie. « Maistresse a jouir », a dit toutefois Montaigne. Brantôme, citant les mots de Jehan de Saintré « sa dame et amoureuse », ajoute : « car de ce temps ce mot de maistresse ne s'usoit » (Littré).

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