Gruel, p
3. French rolls, 13 Henry VI. m. 8 (16 juin); le 28, Guillaume Le Bourgeois ttait autorisé à aller vers Charles d'Orléans et lui apportait de l'argent, des lettres, livres et papier. (Und., m. 8.)
4. Stevenson, Wars of tbe English iii France, vol. I, p. 56, 58-60; De Beaucourt, t. Il, p. 528-531.
274 CHARLES DORLÉaNS
lait le 29 août'. Charles d'Orléans, qui était à Calais le 2 septembre % dut l'apprendre bientôt. Et l'on peut croire qu'il en fut réellement peiné. Une grande chance de se délivrer lui échappait encore une fois. Maintenant il rentrait à Londres avec les plénipotentiaires anglais.
L'assemblée ayant ainsi échoué sur la question de la paix générale, sur celle de la paix particulière, d'habiles théologiens surent vaincre les scrupules du duc de Bourgogne. 11 y avait seize ans que Jean, son père, avait trouvé la mort à Montereau ; la paix pouvait bien être conclue : unde mors orietur inde vita resurgeret. Le 20 septembre, le roi de France et Philippe de Bourgogne se mettaient d'accord \
On assure que le Bâtard ne fut pas trop content de cette paix. Quand il voyait le roi de France s'engager à fonder des messes de requiem pour le meurtre de 1419, il songeait toujours à celui de 1407 demeuré, dans sa pensée, mal vengé. Le II décembre 1435, après la messe du Saint-Esprit chantée dans l'église Saint-Martin de Tours, devait avoir lieu la cérémonie de la prestation du serment au traité. Regnault de Chartres, chancelier de France, qui, après tant de travaux, voyait son grand projet réalisé, prit la parole et fit l'historique de la paix. Charles VII la jura ensuite sur l'Evangile et chacun leva la main aux cris de : Noël ^ ! Mais le Bâtard réserva son serment, attendant, disait-il, l'assentiment de ses frères prisonniers.
C'est que la paix bourguignonne ne parut pas d'abord