‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 265 sur 639 · Ihid · texte numérisé non relu

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sa délivrance » ; mais aussi le roi d'Angleterre lui demandait toujours de courir sus au duc de Bourgogne.

C'était là le dernier moyen qu'aurait choisi Charles ; mais il l'acceptait tout de même, plutôt que de « demeurer toujours prisonnier, sans nul espoir »

11 faut aussi penser qu'en ce temps-là Charles d'Orléans ne demeurait plus en la garde du bon Suffolk ; il était entre les mains de Reynold Cobham, chevalier, qui l'avait pris aux mêmes conditions que son prédécesseur \ Ainsi il subissait, sans aucun doute, le contre-coup d'un changement politique dans les affaires intérieures de l'Angleterre.

Reynold était en effet le père de cette belle dame Eleanor, de la suite de Jacqueline de Hainaut, dont le passionné Gloucester avait fait sa maîtresse, et qu'il avait épousée l'an 1420. On la disait très belle femme, ambitieuse, dominant si complètement Gloucester de ses charmes que le populaire estimait qu'elle usait de breuvages et de sorcellerie pour se faire aimer. Ainsi Eleanor, de petite naissance, était devenue la première dame du royaume ; elle recevait lesjobes de la Jarretière, visait les pétitions des solliciteurs ; le pape avait reconnu sa position ; le monastère de Saint- Alban l'avait admise dans sa confrérie; et le roi lui-même n'aurait eu garde de l'oublier dans ses cadeaux du jour de l'an 3.

Quant à Reynold Cobham de Sterborough en Kent, on le nommait communément lord Cobham parce que son grand-père et son père avaient été appelés au Parlement, bien que lui-même ne le fût pas. Il avait servi dans la rete-

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