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la couronne, plus les villes et les marches de Calais, la seigneurie de Guines, le tout à tenir de Dieu et sans hommage \
Nicolas Rolin développa les propositions de la duchesse : les plénipotentiaires anglais les reçurent avec dédain.
Le secrétaire de la conférence, Bekyngton, rapporte qu'Isabelle versait alors des larmes. « Etaient-elles de rage ou de douleur... je ne sais » \
C'est cependant par lui que nous connaissons les démarches sans fin, faites par la bonne duchesse, le jour et la nuit, par un temps froid et pluvieux qui rendait tremblants comme la feuille bêtes et gens : comment croire que, lasse et malade comme elle l'était, fatiguée de ces éternelles discussions dans ces tentes où la pluie tombait comme au dehors, la duchesse de Bourgogne ne versait pas des larmes sincères et pitoyables ' ?
Il semblait bien que tout fût fini et déjà le bruit courait à Calais que les ambassadeurs de France allaient se retirer. L'infatigable duchesse de Bourgogne, surmontant sa douleur, sut provoquer encore une nouvelle conférence pour le 27 juillet 1439. Comme toutes les autres cette journée demeura stérile : l'on s'ajourna au 29 pour aller conférer près de Calais avec Charles d'Orléans. De leur côté les ambassadeurs anglais déclarèrent alors avoir besoin d'en référer à leur maître; une nouvelle réunion fut arrêtée pour le 4 ou le II septembre suivant 4.
Le cardinal-évêque et le duc d'Orléans restèrent à Calais.
1. Ils entendaient par là la Normandie et la Bretagne, le comté de Flandre, le duché d'Anjou, le Maine^ la Gascogne, l'Aquitaine, la Touraine, Toulouse, le Poitou, le Ponthieu, Montreuil, Beaufort et Nogent.