Ibid., p
4. Ibid., p. 376-377 ; ils passèrent en Angleterre le 5 août.
Sur ce, la nouvelle arriva que le connétable de Richemont venait de prendre Meaux, nouvelle qui, répandue en Picardie et en Flandre, consterna les cœurs des Anglais et n'exalta pas peu l'orgueil des Français, assure Bekyngton \ D'autre part Gloucester avait déclaré au roi Henry que, « pour lui, il vaudrait mieux mourir que d'accepter les termes » que les plénipotentiaires anglais avaient fait connaître ^
La conclusion d'une paix, bonne et honnête, devenait bien douteuse.
Or, le 9 septembre 1439, l'archevêque d'York et ses collègues revenaient d'Angleterre, porteurs d'une instruction dictée par Humfrey, refusant, même pour un temps, l'abandon du titre de roi de France, l'hommage, la réintégration des personnes dépossédées par la conquête K C'était un retour à la tradition d'Henry V + : mais à leur arrivée, les Anglais ne trouvèrent plus les ambassadeurs de France.
Le roi Charles s'excusait maintenant et paraissait encore moins pressé de traiter; il écrivait à la duchesse de Bourgogne et au duc d'Orléans que, sans l'agrément des princes du sang et de son conseil, il ne pouvait agir. Il se trouvait alors en Languedoc et disait qu'une assemblée avait été convoquée à Paris, pour le 25 septembre, au sujet de la paix générale. Les ambassadeurs anglais retournèrent donc à Calais. Toutefois le cardinal-évêque, le duc d'Orléans et la duchesse devaient continuer à agir comme médiateurs.
Le 15 septembre 1439, l'indécourageable duchesse de Bourgogne présida, une fois de plus, la conférence au lieu
1. Proceedings, t. V, p. 384. — Le 19 août ils apprirent la prise de Meaux ; le 5 septembre, la capitulation du marché (Cosneau, Le connétable de Richemont, p. 297).