J.-H. Ramsay, t. II, p
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habituel. Le cardinal et le duc d'Orléans s'y rendirent. Le lendemain, Beaufort y dénonça la mauvaise foi, les procédés dilatoires du roi Charles, qui, par fraude, avait suspendu les négociations. Isabelle lui répondit avec douceur et sagesse : suivant les forces dont on dispose les offres des parties varient ; au temps du traité d'Arras, le roi Charles était bien moins puissant qu'il n'est à présent. La duchesse énuméra les villes qu'il avait conquises depuis \ Elle trouva encore moyen de faire décider qu'une conférence serait tenue au même lieu à la saison nouvelle.
La duchesse de Bourgogne partit, ayant rétabli les relations commerciales entre la Flandre et l'Angleterre, mais sans avoir réconcilié le roi Henry avec le roi Charles. Ainsi, au milieu de ces diplomates cassants et de ces prélats obstinés, avait agi avec virilité une femme doucement résolue.
Le 20 octobre 1439, Charles d'Orléans repassait la mer, avec son gardien John Stourton, écuyer% et les autres ambassadeurs anglais retardés, depuis près d'un mois, par les vents contraires.
Comme il allait s'embarquer, Charles d'Orléans reçut la réponse de Philippe le Bon ^ :
S'il en estoit a mon vouloir, Mon maistre et amy sans changier, Je vous asseure, pour tout voir, Qu'en vo fait n'auroit nul dangier...
De votre côté, lui disait en substance, Philippe, vous pourriez déterminer à la paix tel qui la désire lointaine.