‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 281 sur 639 · Poésies, p · texte numérisé non relu

Poésies, p

Pendant qu'il en est encore temps, chassons la guerre ! Ainsi le Bourguignon assurait Charles de sa bonne volonté :

Or, pensons de vous allegier De prison, pour tout engagier, Se n'avons paix et union ; Et du tout m'y vueil obligier En ceste présente saison.

En toute hâte Charles d'Orléans remercia Philippe le Bon :

Comme tout vostre entièrement De cueur, de corps et de puissance

Bientôt il se proposait de lui envoyer un message loyal, secret et sage : mais, de son côté, que le duc Philippe fasse le nécessaire « vers la part de France ». Charles d'Orléans désignait ainsi le roi Charles VII si lent, à son gré, à traiter la paix et sa délivrance :

Si me vueillez recommander A ma cousine, car croiez due en vous deux, tant que vivrez, J'ay mise toute ma fiance ; Et vostre party loyaument Tendray, sans faire changement, De cueur, de corps et de puissance...

Adieu vous dy présentement :

Tout Bourgongnon sui vrayement De cueur, de corps et de puissance !

Charles disait encore à Philippe combien, ce avec la gent vostre ennemie », il était forcé de dissimuler et de paraître le haïr^

Certes, elle était cruelle cette traversée, toute semblable à celle que Charles avait faite, 24 ans passés, au lendemain d'Azincourt.

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