‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 282 sur 639 · I. Poésies, p. 153-154. — 2. P · texte numérisé non relu

I. Poésies, p. 153-154. — 2. P

Mais cette fois il avait au cœur un grand espoir. Car, tandis que la bonne duchesse de Bourgogne présidait les conférences des ambassadeurs, une foule de seigneurs, le comte et la comtesse de Charolais, les seigneurs de Nevers, de Beaujeu, le seigneur de Clèves et sa demoiselle, les demoiselles de sa suite, étaient demeurés à Saint-Omer ; parfois on allait s'ébattre aux champs où l'on faisait « la convention»'. Or la duchesse Isabelle avait entretenu Charles d'Orléans d'un mariage possible avec sa nièce, Marie de Clèves ; ne serait-ce pas là une conclusion très heureuse de son alliance avec la Bourgogne^? On pense si de telles propositions furent acceptées avec joie. Et sans doute Charles savait la puissance d'une femme obstinée avec douceur.

C'est un fait que, rentré en Angleterre, Charles d'Orléans travailla avec courage à son élargissement avec le roi Henry et son conseil. Pour cela il n'avait guère besoin des encouragements que lui prodiguait le duc Philippe de Bourgogne, reprenant le refrain de sa propre ballade :

De cueur, de corps et de puissance 3.

Bientôt Charles d'Orléans pouvait lui donner « des nouvelles d'Albion » Il lui disait le bon accueil qu'il avait reçu du roi Henry; lui annonçait qu'il allait être élargi, « une saison », pour trouver et sa rançon et la paix :

Or, gentil duc Bourgongnon, De ce cop vueilliez m'aydier, Comme mon entencion Est vous servir et amer Tant que vif pourray durer ; En vous ay fiance entière

Page 1