British Muséum, ms. 11 542, fol
5. La rançon du roi Jean fut d'abord de 4.000.000 d'écus d'or sur lesquels 600.000 écus étaient exigibles avant qu'il quittât le territoire anglais.
fault que nous connoissons noz amis et ceulx qui voudront faire pour nous »
A Philippe le Bon, Charles d'Orléans écrivait gracieusement ^ :
Beau frère, je vous remercie, Car aidié m'avez grandement ; Et oultre plus vous certiffie Que j'ay mon fait entièrement :
Il ne me fault plus riens qu'argent Pour avancer tost mon passaige ; Et pour en avoir prestement Mectroye corps et ame en gaige !
Il n'a marchant en Lombardie, Si m'en prestoit présentement, Que ne fusse toute ma vie De cueur a son commandement...
Qui m'ostera de ce tourment Il m'achètera plainement A tousjours mes a heritaige:
Tout sien seray, sans changement, Pour mectre corps et ame en gaige !
Dans une circonstance si pressante, Charles d'Orléans demandait au trésorier général, Jacques Boucher, un secours de 100 écus d'or, le plus tôt possible, pour les payements qu'il devait faire avant son départ : « Et de ce ne nous vueillez faillir, en tant que nous aimez et désirez nostre dite délivrance, car à plus grant besoin ne nous pourez jamais aider ne faire service : car c'est pour le bien de toute chrétienté, de la paix et salut de nostre personne ! » 3 Aux princes il faisait passer une lettre circulaire 4 :