Poésies, p
3. Arch. nat., K. 65, 15 5 ; dans une lettre analogue, du 25 octobre, il demande 400 écus (Ibid.).
4. Collection Bastard, no 785 ; De Beaucourt, t. III, p. 147, note 3.
Très chier et très amé cousin, je me recommande à vous. Et vous plaise savoir que, depuis mon partement de Calais, j'ay prins appointement avecques le roy d'Angleterre et son conseil pour ma délivrance. A laquelle délivrance j'ay besoing que vous me soyez aidant. Pour ce je vous prie et requiers, tant affectueusement comme je puis, très chier et très amé cousin, que de ce dont mon frère bastart vous priera de par moy, me vueilliez secourir et aidier, ainsi que j'en ay et doy avoir en vous la confiance, et que de ce ne me vueillez faillir. Et je vous promet que je vous en garderay de tout dommage et deshonneur. Au plaisir de Dieu, très cher et très amé cousin, qui vous ait en sa sainte garde et vous doint bonne vie et longue. Escript à... en Angleterre le... jour de...
Vostre cousin le duc d'Orléans et de Valois, conte de Blois et de Beaumont et seigneur de Coucy.
Charles'.
Enfin Charles annonçait sa délivrance à sa ville d'Orléans, où l'on fit des processions, feux de joie et grand carillon de I cloches ' ; il écrivait au Bâtard de mettre en état les châteaux de I Beaugency, de Janville, de Châteauneuf et de faire garnir de lits le Châtelet d'Orléans ^ Le 28 octobre, des lettres patentes j ratifiaient les arrangements pris avec la duchesse de Bourgogne 4 et, le 30 janvier 1440, Henry VI, sur le grand désir qu'il avait de conclure la paix, faisait expédier des lettres de sauf-conduit, valables jusqu'au i^"" juillet, aux noms des ambassadeurs qui s'étaient précédemment rendus à Gravelines K Le roi Charles était moins pressé. Tout occupé alors de contenir les princes révoltés, défiant de sa nature, il ne paraissait pas tenir pour très agréable le retour de Charles d'Orléans ; mais il aimait fort le Bâtard. Toutefois le 12 avril 1440, de Saint-Maixent qu'il venait de reprendre sur les rebelles, le roi donna pouvoir à ses conseillers de