‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 290 sur 639 · A cureté and a felle-witted man · texte numérisé non relu

A cureté and a felle-witted man

2. Stevenson, IVars of the Enf^iish in France, vol, II, part. II, p. 451-460»

colériques et les efféminés, Gloucester passait brusquement de l'action à l'étude des livres. Plein de grands projets il se serait gardé d'étudier raisonnablement le but et les moyens de les réaliser. Il haïssait son oncle le cardinal et toute politique de paix avec la France, soutenant, aux applaudissements des marchands, de belliqueux projets. Au demeurant courageux, très populaire à Londres où le « bon duc » avait une grosse clientèle de commerçants. Dangereux dans l'attaque et grand parleur, on pouvait le tenir plus pour un c( homme de lettres et de plaisir » ' que pour un guerrier ou un politique. Mais on se plaisait aussi à reconnaître qu'il dépassait tous les princes de son temps en savoir. Gloucester possédait non seulement de nombreux livres en français, mais encore il patronnait les humanistes d'Italie qui lui procuraient les ouvrages des Grecs, des Romains, ceux des Italiens de son temps \ Cependant il avait cru devoir, au bout de trois ans de silence, quitter ses beaux livres et protester avec éclat.

Déjà, au mois de janvier 1440, Humfrey avait rappelé au roi anglais tout ce qui avait été fait en son jeune âge en dérogation à son noble état et au préjudice de ses deux royaumes d'Angleterre et de France, attaquant avec violence le cardinal :

L'évêque de Winchester a pris de lui-même l'état de cardinal, bien qu'il lui fût nié et dénié par le roi de bienheureuse mémoire, monseigneur votre père (que Dieu absolve!), disant qu'il aimerait mieux déposer la couronne que le voir porter le chapeau de 'cardinal... Il savait très bien l'orgueil et l'ambition de sa personne, alors qu'il n'était qu'évêque; qu'il deviendrait intolérable s'il était créé car-

Page 1