‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 299 sur 639 · De Maulde, op. cit., t. I, p · texte numérisé non relu

De Maulde, op. cit., t. I, p

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tionner sur son lignage et d'où il venait. Il était beau de corps, puissant, hardi, très fort de sa main. Sans doute il venait du Graal. L'empereur Théodose l'ayant créé comte de Clèves, il épousa la dame et en eut trois beaux fils. Mais la curieuse dame lui ayant un jour demandé son nom, le mystérieux chevalier disparut pour toujours \

Non, ce n'est pas sous l'aspect de ce beau chevalier que Charles d'Orléans dut apparaître à sa jeune épouse de quatorze ans'. Car, lourd de corps et las d'esprit, à quarante-cinq ans \ « tout gris vieillart » 4, il ne désirait guère que ce que voulait la bonne duchesse qui avait traité sa délivrance. La famille de Clèves n'était guère riche et Louis d'Orléans l'avait pensionnée autrefois > : elle tirait sa plus grande richesse de sa parenté bourguignonne.

Le i6 novembre 1440 avait été dressé leur contrat. Marie apportait à Charles une dot de 100.000 saluts d'or. Mais, en réalité 80.000 devaient constituer un bien propre à l'épousée et à ses enfants sur le comté de Soissons, la baronnie de Coucy et la seigneurie de Fère-en-Tardenois, terres engagées au duc de Bourgogne ; les 20.000 saluts de reste demeuraient à la disposition de Charles d'Orléans ^

De toutes parts commencèrent alors les fêtes dont Philippe de Bourgogne faisait la dépense 7.

1. Bibl. nat., ms. fr. 5607, fol. i (Chronique de Clèves). — Ce beau aianuscrit flamand a été rédigé au temps de Jean, fils d'Adolf (f 1448).

2. W. Teschenmacher, C/ma'... Arnehmii, 1638, in-fol.,p. 255. — Elle obtint une dispense d'Eugène IV (Arch. Nat., R41 m, p. 70.

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